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A Calais, Macron s’en prend aux associations

Emmanuel Macron, président de la république, prononce un discours devant les forces de l'ordre à Calais, mardi 16 janvier.

Le 23 juin 2017, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, en déplacement à Calais, conseille aux associations de soutien aux migrants d’« aller exercer leurs talents ailleurs ». Le 16 janvier, nouveau tacle, avec d’autres mots. Cette fois, c’est le président de la République qui a eu des phrases dures à l’encontre de celles qu’il soupçonne de saboter sa politique.

La charge est arrivée comme un coup de poing, au détour d’un discours à l’attention des forces de l’ordre, mardi midi à Calais. Pour sa première visite de terrain sur le thème de la migration, le chef de l’Etat avait commencé par un des nouveaux centres d’accueil et d’examen des situations administratives (CAES) qui ont été ouverts au lendemain de la condamnation de l’Etat par le Conseil d’Etat, le 31 juillet 2017 dans le Calaisis (Pas-de-Calais). Là, Guillaume Alexandre, le directeur de La Vie active, l’association qui gère le lieu, a expliqué avoir des places libres et « un taux d’évaporation de près de 70 % sur les trois CAES du Pas-de-Calais ». Le chef de l’Etat, à l’heure où 1 300 places de ce nouveau type d’accueil vont être ouvertes avant fin janvier, a fustigé les associations, qui dissuaderaient les migrants d’aller vers ces hébergements. Lorsqu’elles « encouragent ces femmes et ces hommes à rester là, à s’installer dans l’illégalité, voire à passer clandestinement de l’autre côté de la frontière, elles prennent une responsabilité immense. Jamais, jamais, elles n’auront l’Etat à leurs côtés », a martelé Emmanuel Macron, entre deux parties d’un soutien appuyé aux forces de l’ordre.

« Contre-propagande »

Sur le terrain, la situation est moins simple que sur le papier. Les migrants veulent un abri, certes, puisqu’ils se pressent vers les 270 places d’hébergement de grand froid lorsqu’elles sont ouvertes à Calais. En revanche, ils boudent les CAES pour éviter l’examen administratif et ses conséquences. « Ce ne sont pas les associations…

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