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À Marseille, Le Pen appelle à «l'insurrection nationale»

Appelant ses partisans à «l’insurrection nationale» et «démocratique», Marine Le Pen a insisté une nouvelle fois, mercredi soir à Marseille, sur les fondamentaux du Front national. Protection sociale, sécurité, terrorisme, frontières, immigration… Lors de son dernier meeting de premier tour, la candidate a confirmé la tonalité de sa fin de campagne, volontairement centrée sur les thématiques les plus tranchantes de la présidentielle.

À quatre jours du scrutin, au premier chapitre social de son discours, elle a annoncé qu’elle interdirait aux assurances privées «comme Axa ou Alliance» de «se mêler de santé». «Les tarifs baisseront et on reviendra à une vision moins commerciale de la santé, et on évitera aussi les risques de collusion entre les dirigeants politiques et les puissances d’argent, à commencer par les gros assureurs» a-t-elle ajouté, avant d’être applaudie par une salle, pas totalement pleine, d’environ 5 000 personnes. Avant elle, la députée Marion Maréchal-Le Pen et le sénateur Stéphane Ravier ont fait vibrer la corde patriotique et identitaire.

Promettant de «faire des choix» sur les allocations familiales ou l’accès au logement social qu’elle souhaite «réserver aux familles françaises», Marine Le Pen a ironisé sur son concurrent Emmanuel Macron en disant le sentir «défaillir» quand il s’agit de choisir.«Il n’est pas normal que les Français soient relégués au second rang dans leur propre pays», a-t-elle insisté avant d’énumérer une série de mesures et de se poser en garante du système de santé français.

La candidate a longuement dénoncé, ensuite, le «poison terrible du terrorisme islamiste» en se vantant d’en avoir parlé «seule, pendant longtemps, dans le désert». «Il a fallu qu’ici à Marseille, a-t-elle clamé, on arrête deux forcenés avant qu’ils ne commettent leurs odieux crimes, vraiment de justesse. Deux islamistes, fichés S!» Chauffé à blanc, le public l’a encore applaudie quand elle a dénoncé «l’absurdité complète» de la disparition des frontières et la «possible» mise en place de 6000 douaniers.

Déjà, lundi au Zénith, à Paris, elle avait dégainé l’idée, si elle était élue, d’enclencher «immédiatement» un moratoire de quelques semaines sur l’immigration. Cette annonce soudaine, visant les «visas longue durée», avait été interprétée comme une réaction aux derniers sondages révélant une érosion des intentions de vote en sa faveur (entre 1 et 2,5 points) et une remontée sensible de François Fillon.

L’eurodéputée frontiste se partage toujours, néanmoins, la tête du premier tour avec Emmanuel Macron, le candidat d’En marche!. Contestant l’hypothèse de son absence éventuelle au second tour, compte tenu du resserrement des candidats à l’approche du scrutin, Marine Le Pen s’est dite convaincue d’arriver «en tête du premier tour».

À quatre jours du vote, Marine Le Pen a promis de faire «triompher la culture», le patriotisme et l’identité française. «Le jour de gloire va arriver», a-t-elle enfin lancé à ses soutiens en liesse, après avoir réclamé leur mobilisation pour sauver la «grandeur de la France». «Seule voie possible», a dit Marine Le Pen.

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