Accueil | Actualité | A Pierrefitte-sur-Seine, des parents d’élèves bloquent un collège pour obtenir plus de moyens

A Pierrefitte-sur-Seine, des parents d’élèves bloquent un collège pour obtenir plus de moyens

Des élèves du collège Robert-Desnos font leurs devoirs de classe alors qu’ils bénéficient du soutien scolaire mis en place dans le cadre du dispositif « ambition réussite » (ex-ZEP), le 17 septembre 2007 à Orly. Ces conventions « ambition réussite » s’inscrivent dans le cadre de la politique de promotion de l’égalité des chances menée depuis deux ans en faveur des élèves des quartiers en grande difficulté.

« On n’a pas cours ! », s’écrie une grande jeune fille, flanquée d’une camarade visiblement ravie, en longeant le collège Pablo-Neruda. Il est normalement l’heure de commencer la journée, ce vendredi 12 janvier à Pierrefitte-sur-Seine. Mais à 8 h 30 bien sonnées, la grille est fermée. A l’intérieur, les profs. Dehors, les parents, qui, avec le soutien des enseignants et de la vie scolaire, « bloquent » le collège. Un peu plus loin, des grappes d’enfants qui discutent quelques minutes avant de rentrer chez eux. Les élèves ont manqué déjà huit jours de classe.

Le collège est bloqué depuis mercredi par les parents d’élèves, après deux jours de grève des enseignants et trois jours de blocage avant les vacances de Noël. Tous réclament des moyens supplémentaires pour l’établissement, et mettent en avant plusieurs demandes : un troisième poste de conseiller principal d’éducation (CPE), le classement de l’établissement en réseau d’éducation prioritaire renforcé (REP +), mais aussi la fin du turnover de l’équipe pédagogique et la formation des nouveaux arrivants. « Quarante-deux pour cent d’enseignants » cette année sont primo-arrivants dans l’établissement, dont des vacataires, « que l’on met pour la première fois devant des classes, sans formation », explique Camille Moro, enseignante d’histoire-géographie depuis six ans à Pablo-Neruda. Reçus lundi soir par la direction d’académie, parents et enseignants n’ont pas obtenu les « promesses » attendues et ont décidé de continuer à se mobiliser. Jeudi soir, ils ont fait une occupation nocturne de l’établissement, autour de plats partagés pour le dîner.

« Il peut y avoir 30 problèmes à gérer en une heure »

Derrière la grille fermée, Camille Moro et sa collègue de mathématiques Marine Gaston-Gervais racontent leur quotidien à Pablo-Neruda, débordé par les « petits incidents » qui les « usent » et empêchent le bon déroulement des cours. « La discipline…

Lire l'article depuis la source

x

Check Also

Muriel Pénicaud veut « prendre le mal à la racine » pour supprimer l’écart de salaire hommes-femmes

Au moment où le féminisme est sur toutes les lèvres, la ministre du travail entend ...

Partages