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Attaque mystérieuse de 13 drones sur des bases russes en Syrie

D’où venaient-ils ? Qui était à la manœuvre ? Le mystère n’est pas entièrement levé sur une attaque simultanée de 13 drones qui a eu lieu dans la nuit du 6 janvier contre des bases russes en Syrie.

Selon une communication du ministère russe de la Défense lundi, dix de ces drones, équipés d’explosifs, ont été détectés alors qu’ils s’approchaient de la base aérienne de Hmeimim. Trois autres se rendaient vers la base maritime de Tartous, détaille « Le Monde ». Ils n’ont fait aucun dégât.

Après l’attaque, l’état-major russe avait accusé un « pays doté de hautes technologies » d’avoir piloté les drones : « Pour la première fois, les terroristes utilisent des drones de type avion lancés à une distance de plus de 50 kilomètres en ayant recours à des technologies de guidage modernes basées sur les coordonnées GPS des satellites », soulignait-il, ajoutant qu’au moment de l’attaque, un avion de reconnaissance américain avait volé au-dessus de la Méditerrané « pendant plus de quatre heures ». Des soupçons clairement dirigés, donc, contre la coalition internationale emmenée par les Etats-Unis.

Réponse des Etats-Unis : ces accusations sont « totalement irresponsables », a réagi Eric Pahon, porte-parole du Pentagone, soulignant que ces drones étaient des appareils « disponibles dans le commerce », « faciles à contrôler, et ne [nécessitant] certainement pas d’expertise technique significative – vous pouvez les acheter à peu près n’importe où sur Internet. »

Des photos de trois des drones diffusées par l’armée russe permettent en effet de douter de la sophistication des appareils, qui semblent plutôt « faits maison », d’après « Le Monde ».

Les drones en provenance d’Idleb ?

Le ministère de la Défense russe a de nouveau évoqué l’affaire ce mercredi dans le journal « Krasnaïa Zvezda » : « Il a été établi que les drones ont été lancés depuis la localité de Muazzara, située dans le sud-ouest de la zone de désescalade d’Idleb et contrôlée par des groupes armés de l »opposition modérée' », a-t-il précisé.

La province d’Idleb (nord-ouest), frontalière de la Turquie, est la seule à échapper entièrement au contrôle de Damas. Elle est dominée par l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda (ex-Front Al-Nosra).

Elle est actuellement la cible d’une offensive du régime qui provoque des tensions entre la Russie et l’Iran, alliés de Bachar al-Assad, et la Turquie qui soutient les rebelles, à moins de trois semaines d’une réunion de paix organisée à l’initiative de ces pays dans la station balnéaire russe de Sotchi.

L'Obs

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