Accueil | Actualité | Attentat de Nice : information judiciaire ouverte sur les failles de sécurité

Attentat de Nice : information judiciaire ouverte sur les failles de sécurité

Une information judiciaire a été ouverte mercredi sur d’éventuelles failles dans le dispositif de sécurité mis en place pour les festivités du 14 juillet 2016 à Nice. Les parents du petit Yanis, tué dans l’attentat, déposent une nouvelle plainte contre la mairie et l’Etat.

Une information judiciaire a été ouverte mercredi pour faire la lumière sur d’éventuelles failles dans le dispositif de sécurité mis en place pour les festivités du 14 juillet 2016 à Nice, frappées par un attentat, a indiqué le procureur. «Le président du tribunal a désigné deux magistrats instructeurs», a déclaré à le procureur Jean-Michel Prêtre, confirmant une information de France Bleu Azur.Une première plainte avait été classée sans suite par M. Prêtre.

La nouvelle procédure enclenchée mercredi fait suite au dépôt d’une seconde plainte, avec constitution de partie civile, par les parents de Yanis, 4 ans et demi, tué lors de l’attentat qui avait fait 86 morts. Leur action vise la mairie et l’État, organisateurs de la sécurité le soir de la fête nationale. Lors de l’enquête menée pour la première plainte classée sans suite, «j’avais saisi deux services d’enquête, l’IGPN (Inspection générale de la police nationale) et la DCPJ (Direction centrale de la police judiciaire)», a rappelé M. Prêtre: «C’est une question délicate et importante», il n’y a «pas trop de deux» juges pour ce dossier.

Dépaysement du dossier

Les parents du petit Yanis ont aussi demandé le dépaysement du dossier loin de Nice, leur avocat Me Yassine Bouzrou estimant notamment que les liens de travail du parquet avec la mairie et la préfecture, notamment sa participation aux réunions préparatoires sur les risques d’attentat avant le 14 juillet, pourraient compromettre l’objectivité de l’enquête.La décision du parquet général d’Aix-en-Provence sur cette demande est attendue très prochainement.

Lors d’un point de presse organisé lundi, M. Prêtre avait rappelé que, selon son analyse du code pénal qui prévoit jusqu’à cinq ans d’emprisonnement pour mise en danger de la vie d’autrui, il n’y avait aucune infraction reprochable à quiconque. «Pour que l’infraction pénale soit constituée, il ne faut pas simplement avoir été imprudent ou avoir commis une erreur, mais il faut avoir eu conscience d’un risque important, que la couverture de ce risque ait été prévue et que le responsable ait sciemment décidé qu’il n’en ferait rien. Ce n’est pas ce qui a été constaté dans cette affaire», avait-il déjà expliqué en janvier.

L’hypothèse d’un attentat avec un camion bélier avait été envisagée pour l’Euro-2016 de football, en particulier sur la partie dite de la «Fan Walk», mais pas pour le soir du 14 juillet. Or, c’est justement au volant d’un camion de location que Mohamed Lahouaiej Bouhlel, un Tunisien de 31 ans vivant en France depuis 2007, a foncé dans la foule de 30 000 personnes qui assistaient au feu d’artifice le soir de la fête nationale, faisant 86 morts et 450 blessés.

VIDEO. Attentat de Nice : les parents de Yanis remercient leurs nombreux soutiens

Attentat de Nice : les parents de Yanis…par leparisien

Lire l'article depuis la source

x

Check Also

Maroc : le corps démembré d'un Français retrouvé dans des poubelles de Marrakech

Zoé Lauwereys (@zlauwereys) Le corps de ce Dijonnais a été retrouvé dans des sacs poubelles ...

Partages