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Au CES, un robot-taxi et des drones grand public

Intel a présenté le Volocopter, un drone-taxi.

Le Volocopter, c’est déjà demain

Au CES, grand-messe des innovations technologiques qui se tient à Las Vegas du 9 au 12 janvier, les drones-taxis sont une tradition bien ancrée. Cette année, c’est le Volocopter qui se trouve en vedette. Cet engin, qui peut voler en mode autonome, dispose d’un contrôleur de vol réalisé par Intel. Le Volocopter, précise à toutes fins utiles Brian Krzanich, le PDG de la société, serait capable de compenser d’éventuelles défaillances en vol. Expérimenté en Allemagne, où il a été construit, le Volocopter, dont la mise en service est envisagée à moyen terme à Dubaï, a déjà réalisé 400 vols. Doté de 18 moteurs électriques, il revendique une autonomie de trente minutes et peut transporter deux passagers. Son prix est estimé entre 200 000 et 250 000 euros. Très en pointe sur les drones, Intel a profité du CES pour établir un nouveau record mondial avec son « light-show » – un spectacle lumineux – de mini-drones Shooting Star. Intel a déployé à l’intérieur de l’hôtel Belaggio de Las Vegas un essaim de 100 drones contrôlés sans GPS par un seul pilote.

Tello est fabriqué par une start-up chinoise.

Ryze Tello, Joujou pointu

Start-up sise à Shenzen, Ryze Tech présente au CES un drone jouet plutôt sophistiqué. Ce quadricoptère qui pèse à peine 80 g, qui dispose d’une caméra HD et peut voler treize minutes, est d’une utilisation simplissime. Il décolle seul, atterrit par ses propres moyens, est équipé d’un système de détection des obstacles et son vol peut être programmé. Le retour vidéo s’effectue sur smartphone ou tablette. Prochainement disponible (109 euros, chez StudioSport), ce drone présente la particularité d’intégrer un contrôleur de vol fourni par DJI et de composants Intel. Ce qui pourrait lui assurer un rapport prix-prestations intéressant.

Le Firebird FPV est une aile volante.

Yuneec Firebird FPV, retour en majesté

L’aile volante, spécialité un tantinet négligée jusqu’à présent (hormis le Disco de Parrot, l’offre est pour ainsi dire inexistante), a inspiré Yuneec, qui dévoile le Firebird FPV. Ce drone à voilure fixe procède de l’appareil du même nom avec lequel nombre d’aéromodélistes se sont initiés au pilotage. Bien plus facile à manier (retour automatique au point de décollage et atterrissage par simple pression sur un bouton), le Firebird FPV permet au pilote non expérimenté de définir une clôture virtuelle afin de ne pas sortir d’un périmètre préétabli. Le pilote reçoit une transmission vidéo numérique en direct (et en haute définition) sur la radiocommande ou sur son casque de vol en immersion. Selon son niveau de pilotage, on peut choisir entre trois modes de vol. L’appareil, dont l’envergure est de 1,20 m, filme en 4K et peut évoluer pendant vingt-cinq ou trente minutes. Sa commercialisation est prévue à partir du mois d’avril, au prix de 599 euros.

Bientôt des cartes aériennes pour les drones ?

HERE, cartographier l’espace

HERE Technologies, spécialiste de la cartographie numérique de précision, a annoncé au CES avoir passé un accord avec Unifly, fournisseur de logiciels de gestion du trafic aérien, afin de produire ensemble des cartes aériennes pour les drones. « Dans un premier temps, les deux entreprises prévoient de créer une carte aérienne couvrant les zones rurales et urbaines, où figureront les zones d’interdiction de vol, comme les aéroports, les zones résidentielles et les infrastructures sensibles », explique HERE. Ensuite, sera développé un système de gestion du flux du trafic des drones, c’est-à-dire une régulation automatisée destinée à éviter les collisions. « L’agrégation des données de nombreux drones permettra d’enrichir la carte avec des informations précises sur les conditions météorologiques locales, les dangers potentiels et les meilleurs itinéraires à emprunter », précise-t-on chez HERE.

Adieu, GoPro Karma

Quelques jours avant l’ouverture du CES, GoPro a confirmé la fin de la diffusion de son drone Karma. Le fondateur de la marque Nick Woodman, qui va symboliquement réduire sa rémunération à 1 dollar, a annoncé une baisse de 20 % des effectifs, soit plus de 200 personnes, correspondant au personnel qui travaillait au sein de la division drone. Lancé en 2016 et quasi immédiatement retiré de la vente à cause de pannes provoquées par un défaut d’arrimage de la batterie, le Karma avait été relancé au début de 2017 sans souffrir de problèmes particuliers. Cet appareil au design atypique était très agréable à utiliser et présentait la particularité de pouvoir utiliser manuellement la caméra (et le stabilisateur), faciles à désolidariser du drone. La rigueur de la concurrence sur ce marché aura eu raison de la diversification tentée par GoPro, qui cherche désormais à s’allier avec un partenaire.

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