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Chômeurs «qui partent en vacances aux Bahamas»: nouveau malaise chez LREM

LE SCAN POLITIQUE – Les élus LREM défraient régulièrement la chronique par leur charge contre les demandeurs d’emploi. Dernier en date : Damien Adam, qui juge que l’on part en voyage dans les îles avec le chômage.

Détonner dans le paysage politique par des sorties qui ne caressent pas toujours dans le sens du poil, c’est une spécialité d’un certain nombre d’élus de La République en Marche. La dernière en date figure dans les pages de Paris-Normandie daté du 4 novembre dernier, et serait passée sous les radars si le socialiste Arnaud Mouillard ne l’avait pas épinglée. Élu de Seine-Maritime, le député Damien Adam estime en effet: «Quand vous êtes salarié et que vous voyez certaines personnes qui partent en vacances aux Bahamas grâce à l’assurance chômage, il est légitime de se dire que ce système marche sur la tête!»

«Nous souhaitons que les demandeurs d’emploi se disent que la nation leur fait confiance à condition de respecter les règles», poursuit-il, visiblement très inspiré par le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner. Ce dernier avait déjà jugé à la mi-octobre que «la liberté, ce n’est pas de bénéficier des allocations-chômage pour partir deux ans en vacances». Une sortie qui avait suscité une levée de boucliers.

Échaudés par les précédentes broncas, les responsables LREM ont cette fois rapidement pris leurs distances avec cette nouvelle charge contre les demandeurs d’emploi. «Ces propos n’engagent que celui qui les a tenus et ne reflètent pas du tout la position du groupe», a rapidement tranché la porte-parole du groupe LREM Aurore Bergé, interrogée par le Lab. Sentant monter le vent mauvais, Damien Adam a lui-même pris les devants sur Twitter ce jeudi matin: «Je regrette que mes propos aient pu blesser. Mon intention n’a jamais été d’incriminer tous les chômeurs», écrit-il.

L’optimisation fiscale, «un mot positif»?

Dans un autre registre, un autre député LREM s’est également illustré par une sortie iconoclaste, cette fois pour défendre les aspects positifs de l’optimisation fiscale. Invité mercredi sur RTL, Bruno Bonnel estime que l’optimisation fiscale, c’est positif, là où la fraude évidemment, ce n’est pas bien. Mais en pleine période de révélations sur «les Paradise papers», et alors qu’Emmanuel Macron est critiqué par l’opposition pour sa volonté de supprimer l’ISF et son image de «président des riches», la sortie fait un peu désordre.

«Le mot ‘optimisation’, il est positif. Quand on optimise, par exemple, son énergie, on est quelqu’un de bien. Par contre, quand on rajoute le mot ‘fiscal’, là on est quelqu’un de mal. Et c’est intéressant parce qu’on mélange tout: l’optimisation fiscale n’est pas de la fraude fiscale. Aux États-Unis par exemple, on demande à un chef d’entreprise, à un CEO, d’optimiser complètement les taxes qu’il doit payer. C’est une philosophie», soutient le député du Rhône, qui juge encore légitime de chercher à réduire à tout prix le montant de l’impôt, en général. L’ancien PDG de la légendaire firme de jeux vidéo Atari sait de quoi il parle. Lors de la campagne pour les élections législatives, il avait été accusé d’avoir réalisé des montages légaux pour échapper à l’ISF et à l’impôt sur le revenu.

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