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Dakar: lion qui rit, lion qui pleure, le paradoxe Peugeot

LA PAZ (AFP) – 

Très ambitieux pour sa dernière participation, Peugeot vit un Dakar paradoxal, entre les échecs de Sébastien Loeb et Cyril Despres et la réussite de Stéphane Peterhansel et Carlos Sainz, les deux premiers du général désormais sous haute pression.

Au bivouac d’Arequipa, autour de la 3008 Maxi DKR N.306 à la calandre endommagée, les mines sont grises en ce mercredi 10 janvier. La marque française vient de perdre son visage le plus connu, le pilote star Sébastien Loeb, contraint à l’abandon un peu plus tôt dans la journée, piégé par les dunes péruviennes.

« Tout le team est déçu », concède Peterhansel. « Partir prématurément, c’est décevant pour +Seb+. Je suis déçu car c’est un immense champion qui méritait beaucoup mieux que cette sortie. »

En deux jours, la « Peuge » a laissé deux grandes chances de podium sur le bas-côté: l’Alsacien, mercredi, et Cyril Despres, trop éloigné de la bagarre finale depuis son accident de mardi. En raison des pénalités, il pointait à la 48e place vendredi à la journée de repos, à plus de 41 heures du leader du général.

Avant son retrait du rallye-raid, Peugeot et sa « Dream Team » que la marque au lion aime mettre en avant, feront ainsi moins bien qu’en 2017, où le constructeur français avait occupé les trois premières places du podium.

Mais son patron Bruno Famin, « affecté comme tout le monde », préfère regarder du côté des huit étapes et 2.700 km de spéciales qui restent à parcourir jusqu’à l’arrivée à Cordoba le 20 janvier: « La frustration fait partie intégrante du sport automobile. Maintenant, la page est tournée. »

« J’ai toujours dit que l’objectif sur ce Dakar-2018, c’était de gagner, sans autre prétention. Une seule voiture sur la plus haute marche du podium, ça me satisfaira », poursuit-il.

– Despres porteur d’eau –

L’abandon de Loeb a en tout cas rebattu les cartes au sein de l’équipe: la pression du résultat s’est accrue sur les épaules de Peterhansel et Sainz.

Si les deux pilotes ont réussi des débuts idéaux – le Français occupant la tête du classement général avec 27 min 10 sec d’avance sur l’Espagnol, 2e -, la seconde semaine s’annonce différente avec cette nouvelle donne.

« Plus on est, plus la pression est divisée. J’aurais préféré qu’on soit plus », reconnaît Peterhansel. « Quand on n’est plus que deux, c’est plus stressant. »

Les deux expérimentés pilotes ont bien négocié la première journée du Dakar sans Loeb, Sainz s’imposant jeudi entre Arequipa et La Paz devant Peterhansel. Mais c’est l’Argentine, et les deux périlleuses étapes de mardi et jeudi que craint le plus « Peter ».

Ils pourront bénéficier d’un soutien de poids, Cyril Despres, devenu « porteur d’eau », selon Famin, à même de les aider sans attendre l’intervention du camion d’assistance: « Il va porter quelques pièces de secours supplémentaires et va pouvoir les tirer s’ils s’ensablent », décrit le patron du team. Le lion a pris des coups, mais le lion n’est pas mort.

Par Alexis HONTANG

© 2018 AFP

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