Accueil | Actualité | Ex-leader du MJS accusé d'agressions sexuelles : le PS veut des "suites judiciaires"

Ex-leader du MJS accusé d'agressions sexuelles : le PS veut des "suites judiciaires"

Le Parti socialiste a réclamé mardi soir des « suites judiciaires » après des accusations de harcèlement et d’agressions sexuelles visant un ancien président du Mouvement des Jeunes socialistes, Thierry Marchal-Beck.

Huit femmes accusent un ex-leader du MJS de harcèlement et d’agressions sexuelles

Les « témoignages qui accusent un ancien président du MJS d’harcèlements sexuels et d’agressions sexuelles à l’encontre de jeunes femmes, militantes du mouvement de jeunesse, sont d’une extrême gravité. Ils ne sauraient rester sans suites judiciaires adéquates », a indiqué le PS dans un communiqué. Thierry Marchal-Beck n’est plus membre du PS depuis deux ans, a-t-on également indiqué à Solférino.

Faire du harcèlement un motif d’exclusion

L’intéressé aurait agi de 2010 à 2014, parfois en public, et « beaucoup de cadres connaissaient son comportement », selon « Libération« , qui relaie dans son édition de mercredi les témoignages de huit femmes. Le modus operandi que ces femmes décrivent est souvent le même: l’agresseur les plaque contre le mur, tente de les embrasser, glisse sa main sous leur T-shirt ou leur jupe.

« Dans leur grande majorité, ces faits sont prescrits et n’ont pour l’instant pas fait l’objet d’une plainte, même si deux victimes y réfléchissent », précise le journal.

« Le Parti socialiste salue le courage dont ont fait preuve ces femmes pour dénoncer des faits qui devront désormais être qualifiés par la justice. Alors que s’affirme depuis plusieurs semaines une dynamique de libération de la parole des femmes, plus que jamais, en tant qu’organisation politique féministe, nous affirmons notre détermination à lutter inconditionnellement contre toutes les violences faites aux femmes », écrit le parti dans son communiqué. Et le PS d’assurer qu’il sera intransigeant dans ce combat et aux côtés de toutes les victimes. »

La secrétaire nationale du PS Rita Maalouf, en charge des droits des femmes, a indiqué qu’elle souhaitait la mise en place d’une cellule d’écoute au sein du parti, et « une formation obligatoire sur ces questions pour les militants, les cadres et les élus », demandant en outre qu’à l’avenir « le harcèlement soit un motif d’exclusion ».

« Inqualifiable et inexcusable »

De son côté, le MJS a fait savoir qu’il entendait « amplifier » le travail déjà entrepris « pour prévenir et réprimer les comportements sexistes, quels qu’ils soient ».

« Au delà des responsabilités individuelles des harceleurs, des agresseurs, et des violeurs, il nous appartient sans cesse d’interroger nos cadres collectifs et nos pratiques pour qu’aucun.e militant.e n’ait à souffrir d’aucune violence physique ou psychologique », souligne le mouvement dans un communiqué.

« Comportement inqualifiable et inexcusable. Soutien total aux victimes. La justice doit passer. Que de tels faits (…) se soient passés dans une organisation (…) que j’ai présidée en 1995 me révulse au plus haut point », a tweeté le député Régis Juanico.

L’actuel président du MJS, Benjamin Lucas, s’est dit « révulsé », et s’est engagé sur Facebook à « continuer le travail entrepris (depuis) plusieurs semaines » pour « interroger et transformer nos cadres collectifs, nos pratiques, nos silences ».

(avec AFP)

L'Obs

Lire l'article depuis la source

x

Check Also

Castaner, à la tête de La République en marche, se veut «un animateur, un facilitateur»

[unable to retrieve full-text content]Comme prévu, Christophe Castaner a été élu samedi matin à la ...

Partages