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Hillary Clinton de nouveau accusée d'avoir «triché» aux primaires démocrates

Dans un livre à paraître la semaine prochaine, Donna Brazile, ex-présidente par intérim du comité démocrate national (DNC), raconte que le parti démocrate américain était sous la coupe de l’ex-rivale de Donald Trump avant même qu’elle ne remporte l’investiture présidentielle en 2016.

Du grain à moudre pour Donald Trump ; des regrets pour Bernie Sanders. L’ex-présidente par intérim des démocrates, Donna Brazile, affirme dans un livre que son parti était sous la coupe d’Hillary Clinton avant même sa victoire lors de l’investiture présidentielle en 2016. Politico a publié vendredi les bonnes feuilles de cet ouvrage, à paraître la semaine prochaine aux États-Unis.

L’accord «n’était pas illégal, mais il n’avait certainement pas l’air éthique.»

Donna Brazile

Tout remonte au mois d’août 2015. Les démocrates signent un accord avec l’équipe de campagne de l’ex-secrétaire d’État. En apparence, le deal est simple: le camp Clinton doit aider à renflouer les caisses du parti, endetté de plusieurs millions de dollars. Si ce volet-là est connu du grand public, ce livre révèle que cet accord comportait une contrepartie jusqu’ici ignorée. En échange de ce soutien financier, l’équipe Clinton aurait bénéficié de tout un tas de pouvoirs au sein du parti, dont un droit de veto sur le poste de directeur de la communication. «En échange de lever de l’argent et d’investissements dans le comité démocrate national (DNC), Hillary contrôlait les finances et la stratégie du parti, et tout l’argent levé. Le DNC était également obligé de consulter l’équipe de campagne sur le reste du personnel, le budget, les données, le travail d’analyse et les mailings», écrit l’auteure.

Donna Brazile dit n’avoir compris cet arrangement secret qu’en juillet 2016, quelques jours après avoir remplacé au pied levé la patronne démissionnaire du DNC, Debbie Wasserman Schultz. Une fois à la tête du comité, elle raconte qu’elle ne pouvait écrire un communiqué sans le feu vert de «Brooklyn», le QG de campagne Clinton. L’accord «n’était pas illégal, mais il n’avait certainement pas l’air éthique», précise-t-elle.

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Trump passe à l’offensive

Ces accusations à l’encontre d’Hillary Clinton ne datent pas d’hier. Pendant toutes les primaires 2016, Bernie Sanders n’a cessé de reprocher au parti démocrate son manque de neutralité, contestant par exemple le calendrier des débats. Il s’était finalement incliné largement.

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Donald Trump, lui aussi, dénonce régulièrement les magouilles d’Hillary Clinton, qu’il qualifie de «crapule» (crooked Hillary). Vendredi, juste avant de monter dans son hélicoptère pour une tournée en Asie, le président américain s’est fendu de plusieurs tweets, appelant le FBI à ouvrir une enquête sur ce qu’il considère être «le vrai scandale du moment». «Elle a acheté le DNC et volé l’élection à Bernie. C’est ça qu’il faut regarder», a-t-il déclaré. Puis, depuis l’avion présidentiel, il a publié deux autres tweets: «Les supporteurs de Bernie Sanders ont tous les droits d’être furieux» ; «J’ai toujours senti que j’aurais affronté et battu Bernie Sanders et non H la crapule, sans tricherie, j’avais raison.»

Quant aux démocrates, ils n’ont pas cherché à contester le «trucage» des primaires. La sénatrice Elizabeth Warren, en bons termes avec les deux camps, n’a pu que répondre «oui» à ce sujet, sur CNN. Hillary Clinton, elle, n’a pas commenté ces accusations.

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