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Immigration : pour Collomb, "pas question de changer d'orientation"

« C’est un projet de loi totalement équilibré », assure dimanche 14 janvier le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb au « Parisien », à la veille d’une semaine compliquée pour le gouvernement. Objectif : éteindre un début d’incendie, alors que les associations ont découvert mercredi 10 janvier les premières dispositions du contesté projet de loi sur l’asile et l’immigration, publiées dans  « le Monde » et StreetPress.

« C’est un projet de loi totalement équilibré. Il reprend deux grands principes : la France doit accueillir les réfugiés, mais elle ne peut accueillir tous les migrants économiques », estime le ministre auprès de nos confrères.

Interrogé sur la marge de manœuvre qui sera laissée aux parlementaires, après une présentation du texte en conseil des ministres fin février, Gérard Collomb souligne qu’il y aura « des possibilités d’amendement ».

« Mais il n’est pas question de changer d’orientation ».

Le projet de loi immigration dévoilé : « Le gouvernement reste droit dans ses bottes »

Rétention allongée, plus de places d’accueil et de contrôle

Une trentaine d’associations, de la Ligue des droits de l’Homme jusqu’à Médecins du monde en passant par Emmaüs et le Secours catholique, ont dénoncé un texte « déséquilibré » après une réunion jeudi à Matignon sur le sujet.

La durée de rétention administrative serait ainsi doublée, passant de 45 à 90 jours. Pour absorber cet allongement, « 200 places [seront créées] d’ici à la fin du mois de janvier et 200 autres en 2018 », annonce le ministre au « Parisien ».

La circulaire organisant le recensement des migrants dans les centres d’hébergement d’urgence, contestée par des associations qui la dénoncent comme un « tri », sera maintenue.

« Cette circulaire a été extrêmement caricaturée, mais elle est assez nuancée ».

Par ailleurs, Gérard Collomb a confirmé dans un communiqué « la création de 200 places en centre d’accueil et d’examen des situations (CAES) dans chaque région, soit plus de 2600 places sur l’ensemble du territoire ». Quelque 1.300 places seront opérationnelles d’ici au 31 janvier, promet le ministre.

Avec ces centres, l’Etat développe aujourd’hui des structures couplant accueil et contrôle administratif, afin d’orienter ensuite les migrants vers des centres d’hébergement en fonction de leur droit au séjour. 

Migrants : une hypocrisie française

L’épineuse question calaisienne

Alors qu’Emmanuel Macron et Gérard Collomb sont attendus mardi à Calais, un peu plus d’un an après le démantèlement de la « jungle », le ministre de l’Intérieur a aussi évoqué auprès du « Parisien » la nécessité « d’améliorer la gestion commune [avec le Royaume-Uni] de la frontière à Calais ». 

Pour ça, il souhaite « un protocole additionnel » aux accords du Touquet de 2004, qui fixent la frontière britannique à Calais, avec notamment « une prise en charge d’un certain nombre de coûts » par les Britanniques. 

Le président français et la Première ministre britannique Theresa May se retrouvent ensuite jeudi pour un sommet franco-britannique à Sandhurst, au sud de Londres.

(avec AFP)

L'Obs

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