Accueil | Actualité | Jérusalem : le Hamas appelle à "une nouvelle intifada" après la décision de Trump

Jérusalem : le Hamas appelle à "une nouvelle intifada" après la décision de Trump

Le mouvement islamiste Hamas a appelé ce jeudi 7 décembre à un nouveau soulèvement populaire palestinien après la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël.

« On ne peut faire face à la politique sioniste soutenue par les Etats-Unis qu’en lançant une nouvelle intifada », a déclaré le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, dans un discours prononcé depuis la bande de Gaza.

Le leader du Hamas a également appelé l’autorité palestinienne à se retirer des Accords d’Oslo. La première Intifada (aussi appelée « guerre des pierres ») avait fait plus de 2.000 morts entre 1987 et 1993, et la seconde Intifada plus de 4.000 morts entre 2000 et 2008.

Dans la foulée, une porte-parole de l’armée israélienne a annoncé que des renforts militaires seraient déployés en Cisjordanie, sans préciser les effectifs concernés.

Jérusalem : « La décision de Trump peut déclencher un flux de violence incontrôlable »

« Trump entré dans l’histoire »

Dans le même temps, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou disait sa satisfaction lors d’un discours, en affirmant que le président américain Donald Trump était « entré à jamais dans l’histoire » de Jérusalem.

« Son nom s’affichera avec fierté au côté d’autres noms dans l’histoire glorieuse de notre ville. »

Jérusalem : condamnation mondiale après la décision de Trump

Les dirigeants palestiniens revendiquent Jérusalem-Est, occupée puis annexée par Israël en 1967, comme la capitale de l’Etat auquel ils aspirent. Israël proclame tout Jérusalem, Ouest et Est, comme sa capitale « éternelle et indivisible ». 

La communauté internationale s’est gardée de reconnaître Jérusalem comme capitale. Pour elle, la question du « statut final » de Jérusalem, l’une des plus épineuses en vue d’un règlement de ce vieux conflit, doit être négociée entre Israéliens et Palestiniens.

Jeudi, les groupes palestiniens ont appelé à une grève générale dans les Territoires et à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville annexée et considérée comme occupée par la communauté internationale. Les magasins sont restés fermés dans la matinée, les écoles également.

Des manifestations sont prévues à la mi-journée à Ramallah, qui fait office de capitale politique palestinienne, à Bethléem, également en Cisjordanie occupée, et au cours de la journée en différents points de la bande de Gaza, territoire reclus soumis à un rigoureux blocus israélien. Les regards sont d’ores et déjà tournés vers vendredi, jour de grande prière hebdomadaire sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, occasion de manifestations et de troubles dans les périodes de tensions.

« Cercle de feu »

Passant outre aux mises en garde venues de toutes parts, le président américain Donald Trump a rompu avec ses prédécesseurs et la communauté internationale en ordonnant le futur transfert de l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem. Justifiant son geste par sa volonté de tenir une promesse de campagne à la différence de ses prédécesseurs, il s’est attiré une vaste réprobation à travers le monde.

Cette décision plonge la région « dans un cercle de feu », a déclaré le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui s’emploie à mobiliser le monde musulman. Même le grand allié saoudien des Etats-Unis a parlé d’acte « irresponsable ».

Vendredi, le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir en urgence à la demande de huit pays, dont l’Egypte, la France et le Royaume-Uni.

(Avec AFP)

L'Obs

Lire l'article depuis la source

x

Check Also

«L'amitié franco-allemande bat au cœur de la démocratie : dans nos Parlements»

TRIBUNE – À l’occasion du 55ème anniversaire du traité de l’Élysée, François de Rugy, président ...

Partages