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La d?couverte de centaines d'oeufs de pt?rosaures ?claire la jeunesse de ces reptiles volants

Du Trias supérieur à la fin du Crétacé supérieur (de – 230 millions à – 66 millions d’années), le danger ne venait pas que des dinosaures : il pouvait aussi fondre du ciel, dominé par les ptérosaures, des reptiles volants dont l’envergure pouvait atteindre 11 mètres. Les paléontologues ont retrouvé partout dans le monde de nombreux fossiles de cet ordre disparu, qui se caratérisait par un quatrième doigt des pattes antérieures très allongé, où étaient fixées leurs grandes ailes membraneuses. Mais il n’en était pas de même de leurs œufs ; et on connaissait très mal les premiers stades de la vie de ces reptiles. En effet, jusqu’ici, moins d’une dizaine d’œufs avaient été retrouvés en Argentine et en Chine. C’est dire l’importance de la découverte de Xiaolin Wang, de l’Académie chinoise des sciences, à Pékin, et ses collègues : ils viennent de mettre au jour 215 œufs de ptérosaures d’un coup, de l’espèce Hamipterus tianshanensis, pris dans un bloc de grès.

Ce nombre exceptionnel et les différences de taille suggèrent que ces oeufs  ont été pondus par différentes femelles sur un même site. Les ptérosaures avaient donc un comportement grégaire, au moins en ce qui concerne la ponte. On retrouve ce comportement par exemple chez les tortues luth qui pondent toutes au même endroit, en Guyane.

L’aspect désordonné et l’accumulation des œufs indiquent qu’ils ont été transportés. L’analyse de la composition et de la structure de la roche dans laquelle étaient pris les œufs suggère aux chercheurs qu’un événement violent tel un orage a pu s’abattre sur la zone et provoquer le déplacement des œufs qui se sont accumulés avant d’être ensevelis.

Les œufs fossilisés présentent des plis et des déformations qui indiquent que la coquille était souple, à la façon des œufs des lézards modernes, dénués de coquille rigide de carbonate de calcium. Or de tels œufs doivent être déposés dans un substrat humide pour ne pas sécher. Ainsi, les œufs étaient probablement enterrés dans le sol ou cachés sous une pile de végétaux. Mais, du fait du déplacement par l’orage, les fouilles ne permettent pas de répondre à cette question, ni dire combien d’œufs par couvée pondait une femelle.

Pas moins de 16 œufs contenaient des restes d’embryons. Xiaolin Wang et ses collègues ont réalisé une reconstruction tridimensionnelle des os pour les étudier. Aucun embryon n’est complet. Le mieux préservé contient une aile partielle, des os du crâne et la mâchoire inférieure. Les chercheurs ont montré que les os des ailes étaient moins développés que les fémurs. Cela suggère qu’au moment de l’éclosion, les ptérosaures étaient probablement capables de se déplacer au sol mais pas de voler. Autre observation, les mâchoires des embryons étaient dénuées de dents. L’animal nouveau-né ne pouvait donc probablement pas se nourrir seul, ce qui impliquerait une présence parentale. Cependant, il est difficile de savoir si les embryons retrouvés étaient quasiment à terme ou beaucoup plus jeunes. Par comparaison, les dents des crocodiles poussent dans les derniers stades de croissance de l’embryon. Il est donc trop tôt pour conclure sur ces aspects du développement des ptérosaures juvéniles. Cette découverte est néanmoins exceptionnelle par la rareté des œufs fossilisés.

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