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La France, championne européenne des impôts en 2016

L’an passé, les prélèvements fiscaux et sociaux ont représenté 47,6 % de la richesse produite (PIB) en France, contre 47,3 % au Danemark, deuxième du classement, et 46,8 % en Belgique, d’après les chiffres publiés jeudi par Eurostat.

La France conserve sa première place européenne en matière de taxes et de cotisations sociales. En 2016, les prélèvements fiscaux et sociaux ont représenté 47,6 % de la richesse produite (PIB) en France, contre 47,3 % au Danemark, deuxième du classement, et 46,8 % en Belgique, d’après les chiffres publiés jeudi par l’office européen de statistiques, Eurostat.

En France, les impôts sur les entreprises (16,1 % du PIB) se situent nettement au-dessus de la moyenne de l’Union européenne (13,6 %)

Dans un autre classement, celui de l’OCDE, publié fin novembre, la France arrivait deuxième derrière le Danemark, pour des raisons de méthodologies statistiques différentes. Comme les années précédentes, la France doit sa première place, dans les statistiques d’Eurostat, au poids des cotisations sociales. Celles-ci pèsent 18,8 % du PIB, record européen, soit un peu plus de deux points que le deuxième sur le podium, c’est-à-dire l’Allemagne (16,7 % du PIB). Quant aux impôts hexagonaux sur les entreprises (16,1 % du PIB), ils se situent nettement au-dessus de la moyenne de l’Union européenne (13,6 %). En revanche, les taxes et impôts frappant les particuliers, à 12,5 % du PIB, se situent légèrement en dessous de la moyenne de l’UE (13 %).

Alors que la France a vu la part des prélèvements fiscaux et sociaux dans le PIB se stabiliser l’année dernière, 9 pays ont bénéficié d’une baisse, dont la Belgique, l’Italie ou l’Espagne. A contrario, pas moins de 19 États ont vu cet indicateur augmenter, particulièrement en Grèce, où il a bondi de 2,3 points du fait des mesures de redressement des finances publiques. Sur le plus long terme, les données d’Eurostat soulignent que les impôts, taxes et cotisations pèsent toujours plus lourd dans les économies européennes aujourd’hui qu’avant la crise de 2008, à 40 % du PIB, contre 39 % en 2007. En effet, l’augmentation des prélèvements a été plus forte, durant cette période, que la croissance économique. «Cette hausse s’explique en partie, précise Eurostat, par les mesures prises par les États membres de l’UE pour augmenter leurs recettes fiscales.»

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