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La main de Leïla : un conte sur l'amour et l'Algérie

Dans La main de Leïla , pièce qu’ils ont écrite et jouent avec le grand Azize Kabouche, Aïda Asgharzadeh et Kamel Isker nous entraînent dans les années douloureuses d’Alger.

On est en 1987-1988, dans un petit village proche d’Alger. Sidi Fares n’existe pas, mais on y reconnaît bien la vie quotidienne de cette époque. Simple et pauvre, mais fruitée et amicale. Une vie ensoleillée dans des années noires de terrorisme, sinon de guerre civile, une vie plombée par une société assez rigide et intolérante. C’est le règne de la débrouille et des bonheurs malgré tout. Samir tient un cinéma un peu secret. On voit dans son garage des films qui ne sortent pas en Algérie. Il a une passion pour Humphrey Bogart et Casablanca. Les femmes ne peuvent se risquer dans cette salle improvisée. Pourtant, Leïla, fille d’un colonel très puissant, s’y aventure… Une histoire d’amour se lie. Qui aura bien du mal à s’épanouir…

C’est tout. Un petit conte savoureux et cruel avec des personnages très humains joués par les trois comédiens qui passent d’un rôle à l’autre avec une bonne humeur très séduisante. On rit beaucoup, on est ému. On s’enchante des trouvailles de mise en scène, de la vivacité des changements de lieu, de l’imagination des artistes. Azize Kabouche, Aïda Asgharzadeh, Kamel Isker, sous la houlette de Régis Vallée, nous émeuvent et nous enchantent.

La Main de Leïla au Théâtre Béliers parisiens 14 bis, rue Sainte-Isaure (XVIIIe).
Tél : 01 73 54 79 79.
Horaires: du mercredi au samedi à 21 h, dimanche à 15 h.
Jusqu’au: 18 janvier
Places:  de 16 à 29 €

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