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La visite médicale a parlé : Donald Trump est "en excellente santé"

Alors que certains détracteurs de Donald Trump s’interrogent ouvertement sur sa santé mentale, le président américain vient de se soumettre à sa première visite médicale depuis son arrivée à la Maison Blanche. 

« La visite médicale du président aujourd’hui à l’hôpital national militaire de Walter Reed s’est extraordinairement bien passée », a indiqué le médecin Ronny Jackson, qui était auparavant en charge de son prédécesseur démocrate Barack Obama. « Le président est en excellente santé », estime le praticien, qui doit donner davantage de détails sur le bulletin de santé du dirigeant mardi 16 janvier.

Précision importante : aucun examen psychiatrique n’était prévu pour celui qui s’est lui-même qualifié de « génie stable ». Ce bilan devait en effet se limiter au poids, à la pression artérielle et au taux de cholestérol.

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Sa capacité à gouverner est plus que jamais mise en doute

Le président américain n’a aucune obligation de se soumettre à un bilan de santé, ni d’en rendre publics les résultats. Mais c’est devenu, aux Etats-Unis, une tradition. Donald Trump, homme le plus âgé de l’histoire américaine à accéder à la présidence, suit ainsi les pas de ses prédécesseurs.

Si, pendant la campagne, son médecin personnel, Harold Bornstein, avait assuré qu’il serait « l’individu en meilleure santé jamais élu à la présidence », les questions sur sa stabilité mentale n’ont jamais été aussi fortes. Le livre polémique du journaliste Michael Wolff, qui dresse un portait au vitriol de l’ancien magnat de l’immobilier, a relancé le sujet, . Trump y étant notamment décrit comme un enfant souffrant de troubles de l’attention, tandis que son entourage révèle ses doutes sur sa capacité à gouverner. 

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De tels doutes avaient déjà été formulés pendant la campagne. « Je suis de plus en plus convaincu qu’il est complètement fou », écrivait un chroniqueur du « Washington Post » à quelques mois du scrutin. Sa première année de mandat n’a pas rassuré, loin de là. Ses tirades de tweets, sa gestuelle, ses difficultés d’élocution ont attisé les spéculations. 

La santé mentale du président bientôt évaluée ?

Dans les années 1980, c’est l’état de santé du président Ronald Reagan qui avait inquiété les Etats-Unis, certains observateurs s’interrogeant sur la détérioration de ses capacités intellectuelles. Il annoncera d’ailleurs, quelques années après avoir quitté le pouvoir, être atteint de la maladie d’Alzheimer.

En 1994, l’ancien président américain Jimmy Carter avait lui-même tiré la sonnette d’alarme, s’inquiétant, dans le « Journal of the American Medical Association », du « danger » que représentait pour les Etats-Unis la possibilité que les capacités d’un président soit réduites du fait d’une « maladie neurologique ».

En avril, Jamie Raskin, élu démocrate du Congrès, a déposé un projet de loi prévoyant la création d’une commission de 11 personnes composée essentiellement de psychiatres et de neurologues, qui pourrait être appelée à se prononcer sur la santé mentale du président. Mais avec un Congrès dominé par les républicains, le texte n’a, à ce stade, aucune chance d’aboutir. 

(avec AFP)

L'Obs

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