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L'ancien ministre Dominique Bussereau se met "en congé" des Républicains

Le président du conseil départemental de Charente-Maritime dit vouloir se consacrer à son mandat local et reproche parallèlement à son parti, dirigé depuis le mois dernier par le droitier Laurent Wauquiez, une forme de dérive.

Dominique Bussereau, lors d'une conférence de presse à Paris, le 11 janvier 2018. 
Dominique Bussereau, lors d’une conférence de presse à Paris, le 11 janvier 2018.  (MAXPPP)

L’ancien ministre Dominique Bussereau annonce, dimanche 14 janvier, dans les colonnes du JDD, qu’il se met « en congé » des Républicains jusqu’à la campagne des européennes de 2019. « J’ai décidé de prendre de la distance avec la politique partisane », déclare ce juppéiste, regrettant qu’« après le séisme de 2017, les partis continuent à faire comme si rien ne s’était passé ».

Aujourd’hui, je ne peux que constater que les propos tenus par certains porte-parole des Républicains pourraient être ceux du FN.Dominique Bussereaudans le « JDD »

Pour le président de l’Assemblée des départements de France, le parti de droite, du temps où il s’appelait UMP, « c’était la CDU allemande : un mouvement rassemblant les différentes sensibilités de la droite et du centre ». Poursuivant la comparaison, Dominique Busseau estime que « Les Républicains sont devenus la CSU, sa branche conservatrice et droitière », avec une proximité avec Sens commun, émanation de La Manif pour tous.

« Je ne vois plus d’amour de l’Europe, regrette-t-il encore dans le JDD. En revanche, j’entends chez certains, comme Guillaume Peltier [vice-président des Réublicains], des appels au nationalisme et à se refermer sur nous-mêmes. »

J’ai le sentiment que la rupture est déjà faite à LR : il n’y a plus de volonté d’être ardemment européen.Dominique Bussereauau « JDD »

L’ancien ministre des Transports précise qu’il n’entend pas rejoindre les « constructifs » rassemblés dans le parti Agir, ni La République en marche. A l’instar de Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, et de Christian Estrosi, maire de Nice, il souhaite prendre ses distances avec la direction prise par Laurent Wauquiez, tout en restant dans le parti, contrairement à Xavier Bertrand. « Je verrai au moment de la campagne des élections européennes, en fonction du choix de ses candidats et des idées qu’ils porteront, si je peux encore voter pour ma famille politique. Sinon, je passerai de la mise en congé au départ définitif », conclut Dominique Bussereau.

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