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L'assaillant des Champs-Élysées "ne présentait pas de signe de radicalisation"

Le procureur de la République de Paris s’est exprimé vendredi pour détailler l’avancée de l’enquête sur l’attentat des Champs-Élysées. L’auteur des faits, condamné quatre fois, ne présentait pas de signe de radicalisation pendant sa détention.

Le procureur de la République de Paris François Molins a donné des détails sur le parcours de l’auteur de l’attentat des Champs-Élysées, lors d’une conférence de presse vendredi 21 avril. Selon le magistrat, l’homme, qui a tué un policier et en a blessé deux autres avant d’être abattu jeudi, avait fait de longs séjours en prison pour des faits de droit commun. Karim C. ne faisait pas l’objet d’une fiche « S » des services de renseignement et « n’avait pas présenté, tout au long de sa période d’incarcération, donc pendant une période de quasiment 14 ans, de signes de radicalisation ou de signes de prosélytisme », a déclaré François Molins.

« On peut être connu pour sa radicalité sans être fiché S », tient néanmoins à expliquer Antoine Mariotti, chroniqueur à France 24.

Garde à vue en février

Le procureur a précisé que l’assaillant, cherchant à se procurer des armes courant 2017 et ayant tenu des propos laissant entendre qu’il voulait tuer des policiers, a été placé en garde à vue le 23 février 2017 et que son domicile a été perquisitionné. « Il s’était fait livrer des couteaux de chasse, des masques et une caméra GoPro. Mais ces éléments n’étaient pas suffisants pour caractériser les menaces d’assassinats. »

« Les syndicats de police disent qu’il y a un problème car l’assaillant a été condamné plusieurs fois, en disant qu’il voulait s’en prendre à la police, mais a été libéré », relève Antoine Mariotti, journaliste à France 24.

« Les investigations vont désormais s’attacher à déterminer (…) les éventuelles complicités dont il aurait pu bénéficier », a également annoncé le procureur de la République de Paris. Trois proches présents au domicile perquisitionné étaient toujours vendredi soir en garde à vue.

Avec Reuters

Première publication : 21/04/2017

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