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Laurent Wauquiez n'a pas « d'ennemis ni d'adversaires » au sein de LR

A l’occasion de son dernier meeting, ce jeudi soir dans le Rhône, le candidat à la présidence des Républicains a notamment répondu à Xavier Bertrand qui lui promet un «affrontement» d’ici à la présidentielle de 2022.

Envoyée spéciale à Saint-Priest (Rhône)

Pour son dernier meeting de la campagne, le soixante-dixième en trois mois, Laurent Wauquiez a voulu finir dans sa région, à Saint-Priest. Devant notamment le maire d’Antibes, Jean Leonetti, centriste et membre fondateur de l’UMP, et le député gaulliste LR du Vaucluse, Julien Aubert, le candidat a longuement insisté sur sa volonté de rassembler les Républicains et d’associer les différentes sensibilités de la droite, à trois jours du premier tour. «On me dit: “Comment toi, le modéré, tu vas soutenir Laurent de droite?”», a ironisé Jean Leonetti. «Je sais que c‘est une droite forte qui est le meilleur rempart contre le Front national. A force de s’interdire de parler de tout, on a failli ne plus rien penser!», a-t-il soutenu. «Il faut aller aujourd’hui vers le peuple, vers ceux qui sont inquiets», a encore énoncé Jean Leonetti. «Clarifier la ligne politique des Républicains, nous interroger sur ce qui nous rassemble et ce qui nous divise aurait pu nous éviter bien des avanies, bien des défaites», a soutenu Julien Aubert qui a apporté son soutien au candidat.

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Si, à Saint-Priest, Laurent Wauquiez a été salué par l’ensemble des nombreux orateurs venus sur scène, le favori de la compétition reste toujours très critiqué par une partie des ténors LR qui lui reprochent de diviser et de cliver par sa campagne et ses prises de parole… Comme Valérie Pécresse et Xavier Bertrand qui l’accusent de courir après l’extrême droite. «La droite croit qu’elle a perdu pour des raisons conjoncturelles, à cause des affaires, mais elle a aussi perdu pour des raisons structurelles», a affirmé Xavier Bertrand dans une interview au Point parue ce jeudi. Le président de la région des Hauts-de-France juge aussi qu’il «aurait pu gagner» face à Laurent Wauquiez avec qui «l’affrontement aura lieu» d’ici à la présidentielle de 2022. «Si j’y étais allé, on aurait rejoué Copé-Fillon. Mais j’aurais pu gagner. Et je pense que la victoire était aussi possible pour Valérie [Pécresse].». «A vaincre sans péril, Laurent Wauquiez triomphera sans gloire. Mais ne vous inquiétez pas, d’ici quatre ans, l’affrontement aura lieu», a encore ajouté Xavier Bertrand dans une intervention qui résonne comme une mise en garde.

Les Constructifs, «c’est dehors bon débarras ! Ils ne remettront pas un pied dans notre famille politique»

Laurent Wauquiez à Saint-Priest, le 7 décembre

A Saint-Priest devant près de 600 militants criant «on va gagner» et de nombreux élus installés sur scène, Laurent Wauquiez a donc tenu à répondre aux deux présidents de région, mais aussi à Christian Estrosi qui, dans la journée, avait reçu Maël de Calan. «Il incarne cette jeunesse ferme sur ses convictions et ouvertes sur les évolutions de notre société», avait tweeté le maire de Nice. «Je dis à Valérie, à Xavier et Christian que je respecte leur sensibilité, leurs convictions, que leurs ambitions sont légitimes», a lancé Laurent Wauquiez qui a dit ne pas avoir «d’ennemis ni d’adversaires» dans sa famille politique. Seuls les Constructifs ne sont pas les bienvenus. «C’est dehors bon débarras! Ils ne remettront pas un pied dans notre famille politique», a appuyé Wauquiez sous des applaudissements nourris de la salle.

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Valérie Pécresse et Xavier Bertrand auraient, eux, toute leur place dans le parti. «Je connais leur talent et quand on a du talent, on le met au service de sa famille politique», a fait valoir le candidat à la présidence des Républicains en voulant signifier aux deux présidents de région qu’ils ne s’étaient pas présentés face à lui pour ce scrutin. «Je leur dis aussi que l’heure est trop grave, que ce qui se joue dépasse nos destins personnels. Notre responsabilité est grande, il n’y a plus de place pour les parcours solitaires, c’est ensemble qu’il faut avancer», a poursuivi Laurent Wauquiez devant des militants qui restent hantés par l’affrontement entre les chefs, et notamment la guerre Copé-Fillon en 2012.

Valérie Pécresse et Xavier Bertrand ? « Je connais leur talent et quand on a du talent, on le met au service de sa famille politique »

Laurent Wauquiez à Saint-Priest, le 7 décembre

«Il faut reconstruire ensemble la droite et personne ne peut rester spectateur», a encore soutenu Laurent Wauquiez répétant une nouvelle fois qu’il ne ferait aucune alliance avec le FN. A trois jours du verdict, Laurent Wauquiez, qui s’attend à une élection dès le premier tour, a fait applaudir ses concurrents. «Je veux vous dire mon respect pour Maël [de Calan] et Florence [Portelli]. Ils ont eu du courage devant vous et j’aime les gens qui ont eu du courage», a-t-il affirmé. Revenant longuement dans son discours sur le rassemblement de la droite «condition de la victoire» et son «premier devoir», Laurent Wauquiez a assuré que chaque sensibilité des Républicains serait «respectée» dans la future direction et les débats encouragés pour que la famille LR soit «vivante».

Se projetant déjà dans l’après élection de dimanche, Laurent Wauquiez, qui a souhaité que dimanche soit «le premier jour de la renaissance» des Républicains, a triomphé: «J’ai tous les courages et toutes les énergies, et la voix de l’opposition sera celle des Républicains!». Avant d’ajouter à l’attention d’Emmanuel Macron: «On lui souhaite longue vie mais il n’est pas exclu qu’on l’arrête avant!»

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