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Le général Lecointre réveillonne au Sud-Liban avec les Casques bleus français

EN IMAGES – Le chef d’état-major des armées, qui a fêté la nouvelle année dimanche soir avec les militaires français de la Finul au Sud-Liban, s’est félicité d’un « effort historique » en faveur du budget des armées en 2018.

De notre envoyé spécial à Deir Kifa (Sud-Liban)

«Votre mission a assuré onze ans de paix continue dans cette région du Liban, si vous n’étiez pas là la situation dégénérerait», a déclaré le général François Lecointre aux 750 militaires du contingent français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) réunis pour le réveillon sur leur base de Deir Kifa qu’ils occupent depuis 2006. «Une mission délicate que vous remplissez avec une conscience professionnelle et une vigilance remarquables dans une région vers la laquelle se tournent tous les regards», leur a dit le chef d’état-major des armées (CEMA).

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Devant les troupes, le général Lecointre a également évoqué la question sensible du budget. «Les ressources que le président de la République a décidé d’accorder aux armées iront croissant dans les prochaines années», a-t-il souligné. Un effort qu’il a qualifié d’«inflexion majeure depuis la fin de la guerre froide».

Crédits : brigadier-chef Cédric

Dîner au foie gras et saumon

«On ne porte jamais au crédit d’un soldat le fait que le pire a été évité. Votre mission ne consiste pas à combattre baïonnette au canon mais elle permet d’éviter la guerre. Elle ne vous conduira pas à défiler sous l’Arc de Triomphe mais c’est la vraie fierté du soldat professionnel», a souligné François Lecointre, avant le dîner au foie gras et saumon organisé sous une vaste tente et rythmé par les chants régimentaires et la musique rock d’une formation mixte franco finlandaise. Cent cinquante casques bleus finlandais cohabitent à Deir Kifa avec le contingent français.

«La France est la France lorsqu’elle assume une part de la noblesse du monde.»

Le général François Lecointre citant André Malraux

Mise en place en 1978 par les résolutions 425 et 426 du Conseil de sécurité des Nations unies à la suite de l’invasion du Liban par Israël, renforcée après la crise de 2006 par les résolutions 1701 et 2373, la Finul qui compte actuellement 10.500 hommes de 41 nationalités, célébrera ses quarante ans en mars prochain. «Cette zone est au cœur de tensions importantes. Le président de la République y est particulièrement attentif. C’est avec le Sahel sa principale préoccupation», a relevé le CEMA. «Au Liban, que nous devons être des acteurs majeurs», a-t-il ajouté, en concluant son propos par une citation d’André Malraux: «La France est la France lorsqu’elle assume une part de la noblesse du monde».

Crédits : brigadier-chef Cédric

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Arrivé en milieu de journée à Beyrouth, le général Lecointre a rencontré son homologue libanais, le général Joseph Aoun, avant de gagner le Sud-Liban en hélicoptère. Le CEMA s’est ensuite rendu en véhicule blindé sur une colline où les casques bleus français mettent en œuvre un radar de contrebatterie Cobra chargé de détecter les échanges de tirs d’artillerie échangés de la part et d’autres de la «ligne bleue» entre le Liban et Israël. Plus de 3200 tirs de canon, 2700 de mortiers et 200 roquettes ont ainsi été enregistrés depuis onze ans.

Pour le général Lecointre, «2018 sera l’année de la remontée en puissance». Dans le «monde dangereux» dépeint par la récente Revue stratégique, «la guerre est redevenue un objet que les politiques prennent en considération», a-t-il estimé. «L’effort qui va être marqué sera très important», a encore indiqué le général Lecointre, ajoutant que ces ressources iront à la modernisation d’un certain nombre d’équipements, aux infrastructures et au soutien des familles de militaires. Emmanuel Macron devrait détailler ces engagements lors de ses vœux aux armées, à la mi-janvier.

Crédits : brigadier-chef Cédric

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