Accueil | Actualité | Les agents de sécurité de Paris veulent une «évolution de leur armement»

Les agents de sécurité de Paris veulent une «évolution de leur armement»

Une centaine d’inspecteurs de sécurité de la Ville de Paris, inquiets de la montée des violences, ont réclamé, ce vendredi, une «évolution de leur armement» lors d’un rassemblement devant l’Hôtel de Ville, prévu avant l’attentat des Champs-Elysées. 

Dans leur dos, une feuille sur laquelle est écrit : «Je porte un uniforme… je suis une cible». Vendredi midi, ils étaient une soixantaine d’agents de la Direction de la prévention, de la sécurité et de la protection (DPSP) sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris à manifester, pour, notamment, réclamer d’être équipés d’une arme de poing. Au total, 800 agents sur les 1900 inspecteurs de la DPSP, qui est chargée de la lutte contre les «incivilités» (dépôts sauvages, surveillance de certains sites…) étaient en grève. 

A LIRE AUSSI 
EN DIRECT. Attentat des Champs-Elysées : le fil des événements 

 

La manifestation avait été organisée avant la fusillade de jeudi soir sur les Champs-Elysées, qui avait une résonance particulière au lendemain de l’attentat. «Quand j’ai appris pour hier soir, je me suis dit que la date tombait peut-être mal, mais si l’un de nous avait été sur place, il serait sûrement mort», se désole Laurent, du syndicat UCP. «Le problème c’est qu’avec nos uniformes, nous sommes des cibles potentielles au même titre que les policiers, ajoute-t-il. Sauf qu’on ne peut pas se défendre en cas de menaces.»

 

Le visage grave, Michaël fait le tour de ses collègues distribuant poignées de main et accolades. Sur son écusson un sparadrap noir masque le drapeau tricolore en signe de deuil. Pour lui, au-delà de lutter contre les incivilités, les agents de DPSP devraient être en mesure de protéger les Parisiens. «On voudrait pouvoir agir et être dissuasif, affirme-t-il. Mais avec notre équipement actuel que voulez-vous faire face à des individus lourdement armés ?»

«Qu’aurions nous fait avec nos tonfas et nos lacrymogènes ?»

«A peine une heure après l’attaque du Louvre on nous a envoyés sécuriser le périmètre. Mais s’il y avait eu une autre attaque, qu’aurions nous fait avec nos tonfas et nos lacrymogènes ?» soupire un autre officier. «On ne comprend pas pourquoi Paris, qui est la ville la plus touchée par le terrorisme, n’est pas doté d’une police municipale comme Marseille ou Lyon.»

Comme cela avait été annoncé la veille, une délégation des agents a pu être reçue au cabinet de la maire, Anne Hidalgo. «Une réflexion va être confiée à un cadre supérieur de la Ville», assure-t-on du côté de l’Hôtel de Ville. Et le compte-rendu de cette réflexion est prévu «fin septembre ou début octobre». Si l’UCP parle d’avancée et se dit «satisfait qu’Anne Hidalgo prenne cette question au sérieux», le syndicat regrette néanmoins un dialogue un peu tardif.

Benjamin Derveaux  leparisien.fr

Lire l'article depuis la source

x

Check Also

VIDEO. Présidentielle : suivez en direct le discours d'Emmanuel Macron

Emmanuel Macron réagit aux résultats du premier tour de l’élection présidentielle. Le candidat d’En Marche est ...

Partages