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Les déclarations les plus marquantes du 2e débat de l'élection présidentielle française 2017

Les candidates posent avant le débat du 4 avril 2017: Jean-Luc Mélenchon, François Fillon, Jean Lassalle, Nathalie Arthaud, Marine Le Pen, Benoît Hamon, Jacques Cheminade, Nicolas Dupont-Aignan, Emmanuel Macron, François Asselineau. REUTERS/Lionel Bonaventure

Les 11 candidats à la présidentielle française se sont affrontés mardi soir pour le deuxième débat de la campagne 2017, mais le premier où ils étaient au complet

Les chaînes d’information BFMTV et CNews ont réuni 

  • Nathalie Arthaud (LO),
  • François Asselineau (UPR),
  • Jacques Cheminade (Solidarité et Progrès),
  • Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France),
  • François Fillon (LR),
  • Benoît Hamon (PS),
  • Jean Lassalle (Résistons!),
  • Marine Le Pen (FN),
  • Emmanuel Macron (En Marche!),
  • Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche), et
  • Philippe Poutou (NPA).

Après une courte introduction de chacun sur qui ils étaient, les 11 candidats ont été interrogés sur « leur méthode » en matière de création d’emplois, de sécurité et de mise en œuvre de leur modèle social. 

Nous avons réuni les déclarations les plus marquantes ci-dessous.

Philippe Poutou du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA). REUTERS/Lionel Bonaventure

Je suis ouvrier à l’usine Ford à Bordeaux. A part Nathalie Arthaud, je crois que je suis le seul ici à avoir un travail normal. — Philippe Poutou

Je suis un homme en colère, contre tous ces héritiers d’un système financier qui sont ici et qui n’ont pas voulu prendre le taureau par les cornes. — Jacques Cheminade 

Je considère que cette élection porte un enjeu de civilisation. — Marine Le Pen

L’Europe est une grande idée, mais les traités qui l’organisent sont une grande calamité. — Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Melenchon, candidat du Parti de Gauche. REUTERS/Lionel Bonaventure

Il faut de la force pour présider la France. Cette force, je l’ai, et je suis prêt à la mettre au service des Français. — François Fillon

Ce sont les entrepreneurs et les entreprises qui créent des emplois, il faut simplifier la vie des commerçants et des indépendants en supprimant le RSI. — Emmanuel Macron

Qu’on commence déjà par interdire les licenciements. — Nathalie Arthaud

Je me moque de la fraude, je ne veux pas de cette directive détachement.— Marine Le Pen, à propos de la directive travailleurs détachés.

Francois Asselineau, candidat du parti UPR. REUTERS/Lionel Bonaventure

Il ne faut pas se tromper d’élection. Comme le disait le général de Gaulle, le vrai sujet de l’élection présidentielle c’est l’indépendance de la France. Les traités européens nous cadenassent. — François Asselineau

Les discours sur l’Europe sont de la diversion. Ce n’est pas l’Europe qui pousse les grands groupes à écraser les petites entreprises. C’est un choix politique pour faire plus de profits. Dire que l’Europe est la cause de tous les maux, c’est tromper les travailleurs. — Nathalie Arthaud

Les Allemands ne sont pas nos ennemis, ce sont des partenaires. — Jean-Luc Mélenchon

Le protectionnisme divise les peuples. On propose d’abroger les traités européens qui organisent l’austérité. — Philippe Poutou

Francois Fillon, candidat du parti Les Républicains. REUTERS/Lionel Bonaventure

On a besoin de l’Europe, pour se protéger. On a besoin que l’Europe laisse tomber toute une série de réglementations et de politiques qui sont conduites de manière inutile et inefficace. — François Fillon 

Nicolas Dupont-Aignan donne des leçons à tout le monde, mais la première fois que je l’ai rencontré, il était chef de cabinet de François Bayrou. Il est dans le système depuis longtemps. — François Fillon

Je suis le seul candidat du Frexit. — François Asselineau 

Quand on est mal payé, que ce soit en euro ou en franc, on reste mal payé. — Nathalie Arthaud

Nathalie Arthaud, la candidate du parti Lutte Ouvriere. REUTERS/Lionel Bonaventure

Il manque une question à ce débat: que se passe-t-il si on sort de l’Europe ? Pour les agriculteurs? Pour l’inflation? Pour l’emploi? Demain, pas d’Europe, c’est la compétition à tout va. — Benoît Hamon 

Nous ne sommes ni la Suisse, ni la Corée du Sud. La réalité de notre vie économique, Madame Le Pen, ce seront des destructions d’emploi. La nationalisme c’est la guerre. Moi je viens d’une région qui est pleine de ses cimetières. — Emmanuel Macron

Jean-Luc Mélenchon, là où vous mettez très haut la barre des menaces, il faut aussi mettre très haut la barre des solutions. — Benoît Hamon

Il y a un tsunami financier qui vient. Si on en reste à critiquer le présent, on ira nulle part. — Jacques Cheminade 

Jacques Cheminade. REUTERS/Lionel Bonaventure

On est pour le désarmement de la police. Ce qui serait efficace serait d’arrêter les interventions militaires qui aggravent la situation des peuples en Syrie, en Afghanistan. — Philippe Poutou

Monsieur Macron, vous êtes toujours d’accord avec tout le monde. — François Asselineau, après avoir interpellé Emmanuel Macron sur le Qatar et l’Arabie saoudite.

Les militaires nous protègent, mais ce sont des cibles. Attention, si on rétablit la conscription, à ce que les jeunes Français ne deviennent pas des cibles. — Benoît Hamon

Je veux créer la 4e armée, l’armée contre la cybercriminalité. Il faut chercher le crime là où il prend racine. Il ne prend pas seulement racine chez Daech, il prend racine dans les 30 banlieues que j’ai visitées. — Jean Lassalle

Jean Lassalle. REUTERS/Lionel Bonaventure

Un candidat à une élection doit avoir un casier judiciaire vierge. Je demande ça à un éducateur sportif dans ma mairie. — Nicolas Dupont-Aignan

Un président exemplaire ? Je n’aurais pas de difficulté à l’être, ça fait 40 ans qu’il n’y en pas eu. Je pense que je ne suis pas trop mal parce que vu les investigations de Mediapart et autres on n’a pas trouvé grand chose. — Jean Lassalle

Nous, quand on est convoqués par la police, on n’a pas d’immunité ouvrière. On y va. — Philippe Poutou 

Je suis persécutée politiquement dans le cadre d’affaires dans lesquelles il n’y a pas l’ombre d’un soupçon d’enrichissement personnel. — Marine Le Pen

Marine Le Pen, candidate du Front National (FN). REUTERS/Lionel Bonaventure

Ce qui choque les Français, c’est l’impunité. Je souhaite qu’il n’y ait plus de pantouflage. Que demain les élus ne puissent pas cumuler leur mandat et une autre fonction. — Benoît Hamon 

Des centaines de parlementaires ont employé des membres de leur famille. Il y a trois ans j’ai estimé qu’il fallait mettre fin à cette pratique. — François Fillon

Qu’est-ce qu’un président exemplaire? C’est un président qui dit la vérité aux Français. Qui respecte son premier ministre et l’équilibre des pouvoirs. Qui ne confie pas des secrets défense à des journalistes. On a voulu m’éliminer de cette compétition politique. Je suis toujours là. Personne viendra m’intimider. — François Fillon

Je suis favorable à une VIe République. On ne peut plus avoir un régime qui tourne autour d’un seul et même homme ou femme. — Benoît Hamon

Benoit Hamon, candidat du Parti Socialiste (PS). REUTERS/Lionel Bonaventure

Je propose un gouvernement resserré, paritaire évidemment, avec des objectifs à trois ans. Pourquoi diminuer le nombre de parlementaires ? Il faut leur donner les moyens de contrôler le travail du gouvernement. — François Fillon

Vous voulez mettre des symboles religieux dans les mairies? C’est ça la laïcité chez vous? Fichez-nous la paix avec vos religions. — Jean-Luc Mélenchon, à Marine Le Pen qui propose de mettre des crèches de Noël dans les mairies

Si les services publics sont démantelés, c’est sous la pression de l’Union européenne. Je suis désolé mais je connais les traités européens. — François Asselineau 

La plupart de nos grands services publics aujourd’hui sont à l’os. Ça ne tient plus. C’est là qu’il faut mettre les moyens. — Benoît Hamon

Vous êtes des grandes gueules qui essayez de voler les plus faibles! — Jacques Cheminade

Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout La France. REUTERS/Lionel Bonaventure

La question n’est pas d’avoir plus de service public ni de le réduire mais de le faire mieux fonctionner. Il faut arrêter avec ces complémentaires et ces mutuelles qui s’en mettent plein les poches. Il faut remettre sous l’autorité du ministre des transports la SNCF. — Nicolas Dupont-Aignan

Notre nation s’est construite autour des services publics. — Jean-Luc Mélenchon 

Derrière tous ces chiffres qu’on donne, il y a des vies et leurs épaisseurs. Je propose de défendre les services publics partout où on en a besoin. Simplement, il faut faire des choix. Il faut embaucher sur quelques priorités: l’école, la sécurité, la santé. Pour pouvoir faire des économies, les collectivités seront amenées à ne pas renouveler des fonctionnaires qui partiront à la retraite. Je propose de faire des économies sur l’Etat. — Emmanuel Macron

Emmanuel Macron, candidat du mouvement politque En Marche !. REUTERS/Lionel Bonaventure

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