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Les "perdants" de Macron, l'écriture inclusive de Castaner, le soutien de MAM

 Le fait du jour : Macron dévoile sa politique de la ville

Après avoir envoyé de nombreux signaux aux électeurs de droite en matière de politique économique, Emmanuel Macron va (enfin) parler de « social » et tenter de convaincre qu’il ne mène pas qu’une politique favorable aux Français les plus aisés. Après avoir passé trois heures lundi à Clichy-sous-Bois, puis s’être rendu à Lille et Roubaix, le chef de l’Etat se rend ce mardi à Tourcoing, pour dévoiler une série de mesures en faveur des habitants des quartiers populaires.

Parmi les pistes qui devraient être évoquées :

  • l’expérimentation dès 2018 d’emplois francs – les entreprises reçoivent des primes si elles embauchent des jeunes des quartiers, 
  • l’extension des mesures de « testing » pour lutter contre les discriminations sur le nom, l’adresse ou l’origine,
  • la création d’un « conseil présidentiel » sur la politique de la ville, constitué de « jeunes issus des quartiers ayant réussi leur vie professionnelle » pour « entendre et bénéficier » de leur expérience et ainsi « redonner une image positive et de l’espoir »,
  • le doublement des crédits des programmes de rénovation urbaine, qui seront portés à 10 milliards d’euros pour des programmes courant jusqu’à 2031.

Quartiers populaires : que faut-il attendre des mesures de Macron ?

 Le chiffre : 65%

C’est un chiffre cruel pour Emmanuel Macron, mais ô combien révélateur de la manière dont est perçue sa politique. Selon un sondage Viavoice* publié ce mardi dans « Libération », deux Français sur trois ont le sentiment de ne pas profiter de sa présidence : 65% des personnes interrogées se considèrent comme des « perdants » des réformes mises en place depuis le début du quinquennat. Seulement 11% estiment faire partie des « gagnants »… Une majorité des personnes interrogées estiment en particulier que le modèle social français de redistribution est devenu globalement « de moins en moins juste ». 

Pourquoi Macron donne aux riches

Si, pour la première fois depuis juin, Emmanuel Macron est parvenu à stopper la chute de sa cote de popularité – il gagne même deux petits points par rapport à septembre – son socle de soutien glisse par ailleurs de plus en plus nettement vers la droite : « Les sympathisants de gauche ne sont plus que 27% (- 7 points) à déclarer avoir une bonne opinion du chef de l’Etat, contre 46% pour les électeurs de droite (+ 5 points) », note « Libération ».

* Sondage réalisé en ligne auprès de 1.002 personnes, du 31 octobre au 2 novembre.

 La phrase : « C’est une politique souvent brutale » 

Martine Aubry, on le sait, n’a jamais vraiment porté dans son cœur Emmanuel Macron. « Macron ? Comment vous dire… Ras-le-bol », avait lâché la maire de Lille dès 2015. « Loi thatcherienne », « budget reaganien »… En septembre dernier, elle n’avait pas manqué de dézinguer la politique économique du nouveau président de la République, l’accusant de « reprendre les recettes des années 80 du Medef ».

Sa rencontre avec Emmanuel Macron, lundi à Lille, où le chef de l’Etat était en déplacement pour évoquer sa politique de la ville, ne l’a pas fait changer d’avis. « Ce n’était pas des retrouvailles, le président de la République a décidé de rencontrer un certain nombre d’élus et donc je crois qu’on a eu un langage, je dirais de ‘vérité' », a d’abord expliqué la socialiste, avant d’exprimer à nouveau ses profonds désaccords sur la politique conduite par le gouvernement :

« Je suis totalement sceptique car je pense réellement que ce n’est pas une politique qui va mener vers la croissance et vers l’emploi (…) C’est une politique souvent brutale, par exemple les mesures sur le logement social. »

« On n’a pas eu le temps de parler de l’ISF mais quand on enlève autant au logement social pour baisser de quatre milliards l’ISF, on peut se demander où est l’intérêt économique, où est la modernité si ce n’est le clientélisme dont il nous parle lorsqu’il nous parle des élus locaux », a-t-elle ajouté.

 MAM soutient Wauquiez

Michèle Alliot-Marie se range derrière le favori de la course à la présidence LR. « Laurent Wauquiez me semble être le meilleur candidat », explique l’ancienne ministre et présidente du RPR, dans les colonnes du « Figaro », ce mardi. « Laurent Wauquiez me semble le mieux placé pour rassembler, même s’il ne venait pas de la même sensibilité que la mienne », précise-t-elle.

A la différence de Christian Estrosi, qui appuie la suggestion d’Alain Juppé d’un rapprochement de la droite et d’Emmanuel Macron en vue des élections européennes, la députée européenne condamne elle cette proposition :

« Ce grand mouvement central existe déjà ! Il s’appelle le Parti populaire européen (PPE). Et ceux qui évoquent ‘un grand mouvement central’ n’ont donc pas l’air de bien connaître l’histoire européenne ni celle des institutions européennes au Parlement », cingle-t-elle.

 La réponse de Maël de Calan à Juppé

En évoquant la constitution d’un « mouvement central » avec Emmanuel Macron en vue des élections européennes de 2019, Alain Juppé a agité la droite, et mis dans l’embarras l’un des ses poulains, Maël de Calan, candidat « juppéiste » à la présidence de Les Républicains.

Celui qui était le porte-parole d’Alain Juppé lors de la primaire de la droite s’est empressé de faire savoir qu’il n’était pas favorable à une fusion de listes entre la droite et LREM. « Sur le fond, je suis candidat à la présidence de LR pour porter les couleurs de la droite européenne et libérale au sein de LR, pas dans le cadre d’un grand mouvement central dont on a du mal à imaginer les contours », a-t-il expliqué à « L’Express ».

« Si on constituait un grand camp pro-européen face aux eurosceptiques, on prendrait le risque de transformer chaque élection au Parlement européen en référendum pour ou contre le maintien de la France dans l’UE. Je ne pense pas non plus que ce serait cohérent sur le plan politique : le clivage droite – gauche existe, y compris au Parlement européen. »

Macron ou Wauquiez ? Le choix européen de Juppé

 Castaner opte pour… l’écriture inclusive

Christophe Castaner ne semble pas partager les critiques du ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer contre l’écriture inclusive. Le porte-parole du gouvernement et candidat à la présidence de la République en marche a rédigé la profession de foi de sa liste… en écriture inclusive.

Le texte de la liste 4 (En Marche #AvecCasta !) débute ainsi de la manière suivante :

« Cher.e.s ami.e.s, Engagé.e.s auprès d’Emmanuel Macron, nous sommes des adhérent.e.s, des parlementaires, des référent.e.s, des élu.e.s de collectivités locales (…) » 

Ecriture inclusive : 8 voix de la littérature prennent position

Christophe Castaner, qui devrait a priori prendre la tête du mouvement d’Emmanuel Macron samedi, lors d’un congrès organisé à Lyon, va devoir s’atteler assez rapidement à remobiliser ses troupes, à en croire « l’Opinion ». L’euphorie des débuts est en effet bien loin, selon le quotidien, qui cite le témoignage du député LREM Laurent Saint-Martin : « Le parti est en état dépressif. Il est difficile d’être un parti de gouvernement surtout quand vous n’avez qu’un an d’existence », confie l’élu. 

10 choses à savoir sur Christophe Castaner, futur patron de La République en Marche

 La proposition : faut-il raser l’Assemblée nationale ?

« Tenir séance au-delà du périphérique », délocaliser « définitivement l’Assemblée dans une de nos grandes villes », débattre à distance dans un « Parlement virtuel »… Telles sont quelques unes des propositions iconoclastes de réforme que vient de lancer le député LREM Adrien Taquet, dans une note publiée par la Fondation Jean-Jaurès intitulée « Faut-il raser le Palais Bourbon ? ».

« Dans un pays centralisé comme le nôtre, où le fossé semble irrémédiablement se creuser entre les citoyens et leurs représentants, […] la question du lieu de résidence de l’Assemblée nationale mérite d’être posée », veut croire cet élu des Hauts-de-Seine.

Dans ce texte, Adrien Taquet rappelle que selon le serment du Jeu de paume de 1789, « partout où ses membres sont réunis, là est l’Assemblée nationale ».

« Faut-il raser l’Assemblée nationale ? » : la proposition choc d’un député macroniste

 La polémique : des élus français recalés par Israël

Les autorités israéliennes ont annoncé lundi qu’elles interdiraient à plusieurs élus français l’entrée sur leur territoire. « Nous n’autoriserons pas l’accès au territoire à ceux qui appellent activement à s’en prendre à Israël », fait savoir le ministre israélien de la Sécurité publique, dans un communiqué.

Cette mise en garde s’adresse à des élus du Parti communiste et de La France insoumise, dont les députées Clémentine Autain et Danièle Obono. Ce groupe souhaitait s’y rendre prochainement afin d' »alerter sur la situation des près de 6.000 prisonniers politiques palestiniens ». La délégation disait également vouloir rencontrer Marwan Barghouthi, un cadre du Fatah emprisonné depuis plus de quinze ans par Israël, qui le considère comme un « terroriste ».

Danièle Obono, l’insoumise qui embarrasse les insoumis

Dans un communiqué, La France insoumise dénonce un « déni de démocratie et de liberté », « aussi consternant qu’inacceptable ». Le mouvement appelle « le président de la République, le gouvernement et le président de l’Assemblée national à intervenir pour cette menace d’interdiction ne soit pas rendue possible.

Sébastien Billard

Sébastien Billard

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