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L'étrange correspondance entre Donald Trump Jr et WikiLeaks

Pendant la présidentielle, le groupe a cherché, par l’intermédiaire du fils aîné du candidat, à donner des informations à l’équipe de campagne du républicain Donald Trump et augmenter l’impact de ses révélations sur Hillary Clinton.

Le fils aîné du président a lui-même reconnu les faits. Durant la campagne présidentielle, Donald Trump Jr a eu des contacts répétés sur Twitter, via sa messagerie privée, avec l’équipe de WikiLeaks. Le groupe qui a publié les courriels d’Hillary Clinton durant la campagne cherchait à donner des informations à l’équipe de son rival républicain et augmenter l’impact des révélations sur la démocrate. Le fils du président n’a répondu qu’à trois reprises, sans jamais couper court à la discussion.

Dans la foulée des révélations du magazine The Atlantic , Donald Junior a dévoilé lundi sur Twitter ce qui constitue selon lui la chaîne «intégrale» de cette correspondance.

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Le 20 septembre 2016, WikiLeaks adresse un premier message à l’aîné du candidat républicain Donald Trump. Le site fondé par Julian Assange attire l’attention de ce dernier sur le lancement par un comité d’action politique anti-Trump d’un site Internet. La réponse de l’aîné du milliardaire intervient 12 heures plus tard: «En off, je n’étais pas du tout au courant de cela, mais je vais me renseigner.» Le même jour, selon The Atlantic, le fils du milliardaire en informe plusieurs membres éminents de l’équipe de campagne du républicain: Steve Bannon, Kellyanne Conway, Jared Kushner. Moins d’un mois plus tard, le 12 octobre, WikiLeaks communique à Trump Jr un lien à relayer sur les e-mails piratés du directeur de campagne d’Hillary Clinton, John Podesta. Cette fois, pas de réponse, mais le fils du candidat relaiera l’URL deux jours plus tard.

«Wow»

Chaque fois, les requêtes de WikiLeaks sont un peu plus surprenantes. Le site propose de publier une déclaration de revenus de son père. Selon le groupe, «cela améliorerait énormément la perception de notre impartialité» et, par répercussion, créditerait un peu plus les révélations sur Hillary Clinton. Le jour de l’élection, il suggère, en cas de défaite, de contester le résultat du scrutin avant de commenter la victoire du républicain d’un simple «Wow». Le 16 décembre, il est question d’ébruiter une rumeur sur la possible nomination de Julian Assange comme ambassadeur d’Australie aux États-Unis. En avril, alors que la presse fait état d’une rencontre entre Trump Jr et une avocate russe, le groupe espère se procurer auprès de lui les courriels compromettants.

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Julian Assange a assuré sur Twitter que les messages incriminés s’inscrivaient dans le cadre d’un effort promotionnel. «WikiLeaks peut se montrer très efficace pour convaincre des personnes, même très haut placées, qu’il en va de leur intérêt de promouvoir ses publications», selon lui. Pendant la campagne, le fondateur de WikiLeaks était également en contact avec un autre conseiller de Donald Trump, Roger Stone. Outre les e-mails piratés de John Podesta, le groupe a diffusé en juillet 2016, à la veille de la convention démocrate, des messages volés du parti. Aujourd’hui, les services de renseignement américains pensent que WikiLeaks a été utilisé, peut-être sans le savoir, par la Russie pour faire fuiter des documents susceptibles de nuire à la campagne d’Hillary Clinton.

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