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Notre-Dame-des-Landes : à Bouguenais, une vie sous les avions nantais

L’aéroport Nantes Atlantique, à Bouguenais (Pays de la Loire), le 14 octobre 2017.

« Si Notre-Dame-des-Landes ne se fait pas, il y aura une mobilisation importante, on ne laissera pas faire », promet Lionel Biton, président du Collectif citoyen engagé pour le transfert de l’aéroport, une association notamment implantée sur la commune de Saint-Aignan-Grandlieu (Loire-Atlantique), riveraine de la piste d’atterrissage de l’aéroport Nantes-Atlantique. Le 26 juin 2016, les habitants ont dit oui à 71,7 % au transfert de l’actuelle infrastructure aéroportuaire à Notre-Dame-des-Landes, au nord de l’agglomération nantaise.

Dans la commune voisine, plus touchée encore par le survol des avions et qui héberge l’actuelle aérogare, Bouguenais, ville de 18 800 habitants située au sud-ouest de Nantes, les votes étaient plus partagés avec seulement 50,6 % des voix pour le transfert. « C’est vrai que ce résultat a été une sacrée surprise, lâche Didier Ruaud, barman à la retraite, qui vit ici depuis 1958. En fait, il y a un paquet de gens qui bossent chez Airbus ou dans le secteur aéronautique. Et ils ne veulent pas le départ de l’aéroport. »

« Il fait bon vivre à Bouguenais »

Le sexagénaire ne prête plus attention aux nuisances. Mais il ne croit guère non plus au scénario privilégiant « l’agrandissement de l’aéroport actuel, sauf à rejeter les nuisances sur d’autres habitants ». Le survol de l’agglomération pose « des questions de sécurité. Je ne souhaite pas qu’un avion atterrisse en catastrophe, mais si cela devait arriver, il y aurait moins de souci à Notre-Dame-des-Landes. Il y a beaucoup moins d’habitants concernés ».

Vincent Egron, 49 ans, chef d’une petite entreprise spécialisée dans les étiquettes adhésives, avoue, lui, se plaire à Bouguenais. Il a investi en 2003 cette commune survolée par des milliers de mouvements d’aéronefs chaque année. Sa maison, implantée dans le périmètre d’exposition au bruit, a bénéficié d’un programme d’insonorisation de 17 000 euros, subventionné à 80 %.

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