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O21. « Après nos écoles de commerce et d’ingénieurs, on lance une start-up de pâtisserie bio »

Jasmine et Flavie Seren-Rosso.

Au téléphone, difficile de suivre la conversation, tant ces deux-là ont un timbre de voix similaire. Ça fuse et on ne sait jamais vraiment qui parle. Nos interviewées sont sœurs. Jasmine Seren-Rosso, 29 ans. Flavie Seren-Rosso, 26 ans. Diplômée de l’Iéseg, école de commerce à Lille, l’aînée travaille dans l’industrie avant de reprendre un cursus d’ingénieurs à Centrale Paris. La cadette intègre elle aussi une école de commerce, Skema, sur le campus de Sophia Antipolis, près de Nice. Résultat, malgré leurs trois années d’écart, elles terminent leurs études au même moment et peuvent se lancer dans un projet commun.

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« De nombreuses usines ferment ici. On voulait aussi revenir pour tenter de participer à la création d’emplois dans la région »

Ayant baigné dans un milieu d’entrepreneurs, les sœurs Seren-Rosso partagent l’envie de créer une start-up autour de leurs passions respectives – le dessin pour Jasmine, la pâtisserie pour Flavie. L’une et l’autre voyagent énormément. Jasmine a vécu quatre ans à l’étranger : en Chine, aux Etats-Unis, en Inde, en Australie. Flavie s’est installée en Norvège puis en Chine et a fini par un double diplôme en Caroline du Nord, dans le management du luxe à l’international. Jolie drôlerie, elles sont aujourd’hui de retour au bercail, chez les parents, dans la commune de Saint-Fuscien (Somme), près d’Amiens. Mille âmes au compteur. « J’ai travaillé dans une société au bord du dépôt de bilan en Picardie. Ça m’a beaucoup marquée. De nombreuses usines ferment ici. On voulait aussi revenir pour tenter de participer à la création d’emplois dans la région », raconte Jasmine.

Inspirées par l’engouement chinois pour la pâtisserie française, les sœurs inventent The Boston Club, une box de biscuits bio et bons, dont la première sera commercialisée fin janvier. Avec un positionnement haut de gamme, c’est Jasmine qui dessine chacun des étuis et Flavie qui élabore chacune des recettes. Refusant d’ajouter conservateurs ou colorants, mais souhaitant proposer des jeux de textures variées, elles font appel à des chercheurs de l’école d’ingénieurs agroalimentaires UniLaSalle, à Beauvais, pour allonger la durée de conservation de leurs biscuits. « Nous avons eu la chance de travailler avec ces experts, pendant un an, sur de la recherche et développement », se réjouit Flavie, qui n’a jamais pu passer le CAP pâtisserie après son école de commerce, déjà trop âgée pour trouver un apprentissage dans la région.

Comme dans le domaine du luxe qu’elle connaît bien, la chef a imaginé un biscuit « Signature », le produit phare de la marque. Une base moelleuse, sur laquelle elle pose un fondant au chocolat noir et bio 70 % de cacao, qu’elle coiffe d’un biscuit très fin et très croquant. Les parfums suivront le fil des voyages et des saisons. Au programme : citron et cardamome, cerise noire et amande amère, datte et noix de coco…

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