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"Paradise Papers" : comment des sociétés proches du Kremlin ont investi dans Facebook et Twitter

Il est un investisseur renommé dans la Silicon Valley. Selon les documents des « Paradise Papers », révélés dimanche 5 novembre par le Consortium international des journalistes d’investigation (en anglais), dont Radio France et l’émission « Cash Investigation » de France 2 sont membres, le milliardaire russe Yuri Milner a bénéficié de l’aide de deux sociétés proches du pouvoir russe pour investir dans Facebook et Twitter.

Les documents du cabinet Appleby montrent qu’en 2011, VTB, la deuxième banque de Russie présidée par un proche du président Vladimir Poutine, a donné 191 millions de dollars (164 millions d’euros) à DST Global, le fond de l’homme d’affaires russes. Cette somme lui a permis d’acheter une participation dans le réseau social Twitter. Pour Facebook, c’est une autre société proche du Kremlin qui a mis la main à la poche : Gazprom Investholding, une filiale du groupe gazier Gazprom.

Rien ne prouve que ces investissements ont permis au pouvoir russe de gagner de l’influence sur les deux entreprises américaines. Un porte-parole de Facebook souligne d’ailleurs qu’« un investisseur passif comme DST n’a pas de droit de vote ou de siège au conseil d’administration ». Ces manœuvres financières démontrent cependant que le Kremlin s’est intéressé aux réseaux sociaux américains bien avant les ingérences supposées dans l’élection de 2016.

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