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Présidence des Républicains : Laurent Wauquiez, grand favori aux pieds d'argile

SONDAGE – Selon un sondage Odoxa, le mieux placé pour la présidence de LR souffre d’une image dégradée dans l’opinion.

Deux jours avant le premier tour de l’élection interne prévue pour déterminer une nouvelle présidence à la tête des Républicains, Laurent Wauquiez, grand favori du scrutin, a encore du chemin à faire pour gagner les cœurs et se construire une image de présidentiable. Sa position de leader n’apparaît pas suffisante pour convaincre les Français et les sympathisants LR, auprès desquels son image s’est dégradée durant la campagne.

Ces constats s’appuient sur les résultats du dernier sondage Odoxa/Dentsu Consulting, réalisé pour Le Figaro et France Info. Si 62 % des sympathisants LR sont prêts à accorder leurs suffrages, dimanche, au président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, le candidat de la droite «vraiment de droite» a néanmoins perdu 4 points auprès des Français et 16 points chez les sympathisants LR en deux mois. Parallèlement, ses concurrents ont marqué des points. La candidate filloniste Florence Portelli (20 %) a progressé de 6 points et le juppéiste Maël de Galan (14 %) en a gagné 12.

«Sa campagne a déplu»

Tout en soulignant la «large domination» de Laurent Wauquiez dans cette bataille interne, le sondeur Gaël Sliman, président d’Odoxa, estime que «sa campagne a déplu» et que son image est «très dégradée». Le sondage met en lumière des perceptions négatives. Chez les sympathisants LR, où 88 % des gens le jugent «compétent», 47 % le trouvent cependant «démagogue», 38 %, «agressif» et 31 % considèrent qu’il «imite le Front national». Dans le cercle plus élargi des Français, la perception est encore plus mauvaise. Pour 62 %, Wauquiez n’apparaît pas «proche des gens» et 60 % pensent que le qualificatif «honnête» ne s’applique pas à sa personnalité. Par ailleurs, il est jugé «démagogue» par près d’un Français sur deux (44 %). «Conséquence de cette image dégradée, analyse Sliman, seulement un Français sur six (15 %) et un sympathisant LR sur trois (34 %) souhaitent qu’il soit la personnalité LR en charge de représenter la droite à l’élection présidentielle de 2022».

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Après avoir testé quatre personnalités des Républicains susceptibles de se présenter à la prochaine présidentielle, le sondeur fait un constat préoccupant pour Wauquiez: seulement 15 % des Français interrogés veulent le voir représenter la droite dans cinq ans. Le candidat à la présidence LR arrive derrière le président du conseil régional des Hauts-de-France, Xavier Bertrand (17 %), mais distance la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse (9 %), et le maire LR de Nice, Christian Estrosi (4 %). Mardi, dans Le Point, Bertrand a estimé qu’il «aurait pu gagner» la présidence LR s’il s’était présenté face à Wauquiez. Mais du côté des sympathisants LR, la donne est différente: 34 % des sondés jugent Wauquiez mieux placé pour la prochaine présidentielle, laissant Bertrand 11 points derrière (23 %), avec Pécresse (17 %) et Estrosi (7 %).

LR n’a pas le vent en poupe

La dégradation de l’image du candidat Wauquiez semble parallèle à celle du parti LR. Seulement un quart des Français (27 %), et moins d’un sympathisant de droite sur deux (46 %) pensent que ce mouvement est la formation politique incarnant le mieux la droite. En marche!, le parti d’Emmanuel Macron, ne se situe qu’à 7 points des Républicains (20 %) sur cette question. Enfin, 67 % des Français ne voient pas LR comme un parti d’avenir, 60 % ne pensent pas que les Républicains puissent revenir au pouvoir et 52 % ne croient pas que ce parti soit animé par des convictions profondes.

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En position de force pour la présidence du parti, Laurent Wauquiez a rencontré François Fillon, jeudi matin à Paris, avant de rejoindre Nicolas Sarkozy à Lyon. Le soir même, le favori devait assurer son soixante-dixième et dernier meeting de campagne, dans la commune voisine de Saint-Priest, dernière étape avant l’éventuelle conquête du parti. Même le candidat Maël de Calan ne se berçait plus trop d’illusions jeudi. Aux yeux de l’adversaire juppéiste, interrogé par Public Sénat, un scrutin à un seul tour semblait le scénario «le plus probable».

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