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Prisons : les surveillants maintiennent le blocage vendredi

Des feux ont été allumés devant la prison de Vendin le Vieil, le mardi 16 janvier.

Après une nouvelle mobilisation jeudi dans toute la France, les syndicats de surveillants de prison ont appelé à la poursuite du blocage des établissements vendredi 19 janvier. Dans ce contexte tendu, 123 détenus de Fleury-Mérogis (Essonne), le plus grand centre pénitentiaire d’Europe, ont refusé pendant quelques heures de regagner leurs cellules après la promenade de la mi-journée. Ils ont finalement réintégré leurs cellules dans le calme, encadrés par des équipes d’intervention, selon la Direction de l’administration pénitentiaire (DAP). Six prisonniers, considérés comme les meneurs du mouvement, ont été envoyés en quartier disciplinaire, selon une source syndicale.

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Pour la troisième fois depuis le début de la semaine, les accès aux prisons ont été totalement ou partiellement bloqués partout en France jeudi matin par des piquets de grève, parfois avec des barricades de palettes en bois et de pneus enflammés.

Malgré le début de discussions mardi soir avec la Chancellerie et la promesse d’un plan prison par le président Macron, les syndicats ont décidé de reconduire le mouvement, lancé après l’agression le 11 janvier de surveillants par un détenu djihadiste à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais).

123 établissements « mobilisés » jeudi

« Le conflit social pénitentiaire engagé continue ! [Il] ne cessera qu’au terme d’un accord que les personnels valideront », ont martelé dans un communiqué commun les syndicats Ufap-Unsa Justice (majoritaire) et CGT-Pénitentiaire, appelant à continuer le mouvement de blocage dès 6 heures vendredi. La mobilisation a été une nouvelle fois importante jeudi. Plus de 123 établissements ont été « mobilisés » et 4 800 personnels « engagés dans l’action », selon l’Ufap-Unsa et la CGT. De son côté, l’administration pénitentiaire a comptabilisé 87 établissements sur 188, soit 46 % du parc pénitentiaire, affectés « à des degrés divers » par cette mobilisation.

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Malaise social dans les prisons

Les discussions entamées entre l’administration pénitentiaire et les syndicats Ufap et CGT ont pour l’heure débouché sur un document de travail contenant des propositions sur la sécurité des agents, la prise en charge de la radicalisation, une meilleure reconnaissance du métier de surveillant et les effectifs.

Ce texte est entre les mains de la ministre de la justice Nicole Belloubet, qui a annulé jeudi une visite prévue dans les Bouches-du-Rhône puis un déplacement au TGI de Marseille vendredi matin. Le document doit ensuite être soumis à l’arbitrage de Matignon. Les négociations « devraient reprendre » dès que les arbitrages attendus de la Chancellerie et de Matignon auront été rendus.

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