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Résolution de l'ONU sur la Syrie : le 8e veto de la Russie provoque la colère

«La Russie prend une lourde responsabilité», a déploré François Hollande, tandis que le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson se disait lui «consterné».

La Russie a posé mercredi son veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité demandant une enquête internationale sur l’attaque chimique présumée en Syrie imputée au régime de Bachar al-Assad. Cette résolution proposée par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni visait à répondre à l’attaque présumée avec des agents neurotoxiques dans la localité syrienne de Khan Cheikhoun le 4 avril, qui a fait 87 morts dont 31 enfants. 

«La Russie a choisi le mauvais camp»

«La Russie prend une lourde responsabilité», a déploré François Hollande, rappelant qu’il s’agissait du huitième veto de Moscou au Conseil de sécurité destiné à protéger son allié syrien. Le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, s’est lui dit «consterné». «La Russie a choisi le mauvais camp», écrit-il dans un communiqué.

Donald Trump a de son côté émis l’hypothèse que la Russie, alliée du régime de Damas, pouvait être au courant de l’attaque chimique, sans pour autant tirer de conclusion. «C’est certainement possible (…). J’aimerais pouvoir dire qu’ils (les Russes, ndlr) ne savaient pas, mais ils ont pu certainement savoir. Ils étaient là-bas», a-t-il déclaré, précisant que le Pentagone se penchait sur cette question.

Le veto intervient par ailleurs au moment où le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson faisait état lors d’une visite à Moscou «d’un niveau de confiance bas» entre les Etats-Unis et la Russie. «Ce serait merveilleux (…) si l’Otan et notre pays pouvaient s’entendre avec la Russie» a imaginé Donald Trump, mercredi lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche. Mais «à l’heure actuelle, nous ne nous entendons pas du tout avec la Russie», a-t-il reconnu.

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La résolution devait apporter le soutien du Conseil de sécurité aux enquêteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). Le texte exigeait notamment que les autorités syriennes fournissent les détails des activités militaires de l’armée syrienne le jour de l’attaque ainsi que les noms des commandants des escadrons aériens, et donnent aux enquêteurs un accès aux bases aériennes.

Parmi les quinze membres du Conseil, la Bolivie a également voté contre cette résolution, dix ont voté pour et trois se sont abstenus (Chine, Kazakhstan, Ethiopie).

R.K. avec AFP  leparisien.fr

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