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Sous-marin argentin : le "bruit anormal" était une explosion

Une « explosion » a été enregistrée voici une semaine, trois heures après la dernière communication du sous-marin argentin San Juan, à proximité de sa dernière position connue, a annoncé ce jeudi 23 novembre la marine argentine.

« Nous avons été informés d’un indice officiel, du mercredi 15 novembre à 11 heures dans la zone d’opération du sous-marin : une anomalie hydro-acoustique. C’est un bruit qu’il faut analyser », déclarait, mercredi lors d’un point-presse, le capitaine Enrique Balbi sur ce drame qui touche 44 marins et leurs familles, désormais suivi heure par heure par les médias argentins.

Il précisait alors que ce « bruit » avait été enregistré à 400 km des côtes de Patagonie, à 60 km au nord de la dernière position communiquée par le sous-marin, qui avait mis le cap sur la base navale de Mar del Plata, port d’attache du sous-marin. La marine argentine avait « sollicité aux Etats-Unis et à différentes agences des relevés acoustiques » correspondant au mercredi 15 novembre, date du dernier échange avec le submersible, vers 7h30 locales. Ce jeudi, le verdict est donc tombé :

« Le rapport reçu par la Marine argentine fait état d' »un événement anormal, court, violent, pas d’origine nucléaire, correspondant à une explosion. »

Selon la marine argentine, le sous-marin avait signalé une avarie avant sa dernière communication, mais pas jugée suffisamment grave pour déclencher une procédure d’urgence. 

Quatorze navires et dix avions mobilisés

Dans le même temps, les recherches continuent à s’intensifier. Plus de 4.000 personnes participent aux opérations, dans une zone étendue désormais sur 1.000 km de long, du nord au sud, et 500 km d’est en ouest, presque la superficie de la France. Trois navires sont arrivés sur zone mercredi en fin de soirée, vers 23h locales. 

Quatorze navires et dix avions sont mobilisés pour les recherches, auxquelles participent activement les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, le Brésil, le Chili.

Anticipant une éventuelle localisation du submersible, deux navires ont appareillé mardi du port de Comodoro Rivadavia, en Patagonie argentine, avec un détachement de l’US Navy équipé de matériel de sauvetage, susceptible d’être utilisé en eau profonde, au cas où le « San Juan » aurait sombré, afin de secourir les 44 membres d’équipage.

Historique, un avion militaire britannique, transportant des experts et du matériel pour les recherches, s’est même posé sur le sol argentin pour la première fois depuis la guerre des Malouines qui avaient opposé les deux pays en 1982.

Le pire accident de sous-marin survenu dans le monde ces trente dernières années avait eu lieu le 12 août 2000, quand le sous-marin russe « Koursk » avait sombré en mer de Barents, causant la mort des 118 membres d’équipage.

(Avec AFP)

L'Obs avec AFP

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