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Téléphonie mobile : les opérateurs débloquent 3 milliards d’euros pour supprimer les « zones blanches »

Julien Denormandie, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la cohésion des territoires, le 22 novmbre.

Les quatre opérateurs téléphoniques français (Orange, SFR, Bouygues, Free) vont investir plus de trois milliards d’euros dans le but « d’éliminer les zones blanches » a affirmé dimanche 14 janvier, dans le Journal du Dimanche, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la cohésion des territoires, Julien Dernormandie.

Les « zones blanches », ces territoires « identifiés par des élus locaux où des Français vivent sans avoir accès à une téléphonie de qualité » n’existeront plus a assuré M. Denormandie, évoquant une échéance de trois ans.

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« Accélération massive »

Le secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires a précisé que les opérateurs s’étaient engagés « à consentir plus de 3 milliards d’euros d’efforts financiers pour y arriver », chaque opérateur devant notamment fournir « 5 000 installations supplémentaires ».

Julien de Normandie a assuré que cela ne coûterait « pas un centime d’argent budgétaire », ajoutant que le gouvernement a renoncé à mettre aux enchères le renouvellement à venir de fréquences « en contrepartie d’une accélération massive [des] déploiements d’infrastructures ».

L’accord prévoit le déploiement « massif » de la 4G sur le territoire, et le passage de 10 000 communes « qui sont aujourd’hui en 2G ou 3G » en 4G en 2020. Les opérateurs se sont engagés, en outre, à « couvrir les principaux axes de transport, et notamment les 30 000 km de lignes ferroviaires, lignes de TER comprises », a ajouté M. Denormandie, qui a écarté tout financement de la part de l’État.

Dispositif contraignant

Des obligations, et des sanctions sont prévus a assuré le secrétaire d’Etat qui précise que c’est l’Autorité de régulation des télécoms (Arcep) qui en sera le garant.

En mars 2015, le Premier ministre Manuel Valls s’était engagé à supprimer avant fin 2016 « les zones blanches » privées d’accès aux réseaux 2G et 3G, quitte à contraindre les opérateurs par la loi.

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M. Denormandie a reconnu que les investissements passés des opérateurs « n’avaient pas été suffisants en montant et en rythme de déploiement dans les zones peu peuplées ». Les échéances fixées par les gouvernements précédents, lors de leurs plans successifs pour réduire les « zones blanches », n’ont pas toujours été respectées.

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