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Wimbledon: les trophées pour Federer et Muguruza, les doutes pour Djokovic

WIMBLEDON (ROYAUME-UNI) (AFP) – 

Le grand-huit de Roger Federer, la confirmation pour Garbiñe Muguruza, les soucis chroniques de Novak Djokovic et l’inoxydable Venus Williams: ce qu’il faut retenir de la cuvée 2017 de Wimbledon.

. Federer ne veut pas s’arrêter là

Avec une huitième couronne, le Suisse est devenu le joueur le plus titré dans l’histoire de l’épreuve masculine et a amélioré le record en Grand Chelem (19 désormais). Il confirme son retour au premier plan, après s’être offert l’Open d’Australie en début d’année.

Prochaines étapes: s’offrir le trophée à l’US Open (28 août – 10 septembre), qui le fuit depuis 2008 et tenter de ravir le trône du N.1 mondial Andy Murray d’ici la fin de l’année. Mais le Bâlois, à bientôt 36 ans (le 8 août), ne veut pas s’arrêter là. Il compte bien défendre son titre à Londres l’an prochain voire prolonger l’aventure si son physique, la forme et l’envie suivent. Jusqu’où ira-t-il?

. Il faudra compter avec Muguruza

La confirmation de l’Espagnole se faisait attendre. Pas une seule finale depuis son sacre à Roland-Garros l’an passé. Mais sur l’herbe anglaise, la puissance de la longiligne joueuse de 23 ans a fait merveille. Elle n’a perdu qu’un set, en huitième de finale, face à l’Allemande Angelique Kerber. En finale, elle a même infligé une « bulle » à l’expérimentée Venus Williams (7-5, 6-0).

En l’absence des stars Serena Williams (enceinte) et de Maria Sharapova, (blessée), Muguruza a saisi l’opportunité et compte désormais autant de titres majeurs que Kerber (2). Plus jeune que l’Allemande (28 ans) et plus expérimentée que la championne de Roland-Garros, la Lettone Jelena Ostapenko (20 ans), l’Espagnole est peut-être la mieux placée pour devenir la future patronne de la WTA.

. Venus n’abandonne jamais

Ni une maladie auto-immune, ni l’usure du temps n’arrêtent l’aînée des s?urs Williams devenue à 37 ans la finaliste la plus âgée de Wimbledon depuis 23 ans et sa compatriote Martina Navratilova. L’année 2017 est donc bien celle du come-back pour la grande Floridienne (1,85 m) qui avait déjà atteint la finale en Australie, battue par sa soeur Serena. Sa précédente finale majeure remontait à 2009 à Londres.

L’Américaine refuse de croire qu’elle a raté sa dernière chance de soulever un 8e trophée majeur: « Je pense en être capable. Je ne veux pas me contenter d’être en finale. »

. La crise se poursuit pour Djokovic

L’ancien N.1 mondial a subi son cinquième échec consécutif en Grand Chelem, presque sans combattre lors des quarts de finale face au Tchèque Tomas Berdych. Rattrapé par des douleurs au coude droit, Djokovic a abandonné après à peine plus d’un set.

Le problème est chronique, aux dires du Serbe qui souffre « depuis un an et demi » et n’a jamais eu aussi mal qu’à Wimbledon. Une opération n’est pas impossible même si « Djoko » est plus partant pour « une longue pause », qui serait bénéfique aussi « pour l’esprit ». Pour combien de temps?

. Les abandons gâchent le plaisir

Mollet qui tire, cheville qui flanche ou un genou tordu qui fait hurler de douleur l’Américaine Bethanie Mattek-Sands: cette édition s’est révélée rude pour les organismes, avec pas moins de 12 abandons (10 chez les messieurs, 2 chez les dames).

Si le Croate Marin Cilic, victime d’une « vilaine ampoule » qui l’a handicapé en finale contre Roger Federer, avait aussi rendu les armes avant la fin, le tournoi aurait égalé son record de 2008 et 2013.

. Les déceptions françaises

Les Bleus qualifiés pour la seconde semaine – Caroline Garcia, Andy Murray et Adrian Mannarino – n’étaient pas ceux attendus. Tous trois se sont arrêtés en huitièmes de finale. C’est le pire bilan depuis 2014. Au rang des plus grandes déceptions: Kristina Mladenovic, battue dès son 2e match par l’une de ses proies préférées, l’Américaine Alison Riske. Richard Gasquet, deux fois demi-finaliste, a lui chuté d’entrée contre le vétéran espagnol David Ferrer.

Et que dire des tenants du titre du double, Nicolas Mahut et Pierre-Hugues Herbert, éjectés dès le 2e tour par des sans-grade, les Britanniques Marcus Willis et Jay Clarke, classés au-delà de 300e place en simple et de la 700e en double…

Par Ludovic LUPPINO

© 2017 AFP

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